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Actualités - Opinion

Courrier Pourquoi des routes plus larges ?

Les médecins sont tenus d’être à jour avec les plus récentes pratiques de la médecine et de la chirurgie. Pourquoi faut-il que nos ingénieurs promus urbanistes en soient demeurés aux pratiques depuis longtemps abandonnées dans les pays développés ? Ils se croient très modernes; en fait, ils n’ont pas évolué depuis les années 40. On pensait alors que l’élargissement des routes réglait les problèmes de la circulation. On s’aperçut, à l’étranger, que tel était loin d’être le cas et qu’à moins d’avoir une armée de gendarmes pour empêcher le stationnement des voitures, les routes élargies se transformaient en parkings et l’espace, laissé libre pour la circulation, devenait encore plus étroit. L’aveuglement s’ajoutant à l’ignorance, nos édiles flanqués d’ingénieurs aussi incultes que miséreux ont entrepris en 50 ans de mutiler irrémédiablement le beau visage de Beyrouth mais aussi de tous les autres centres urbains en multipliant les problèmes de la circulation. Belle réussite ! Le réseau routier requiert des études autrement plus complexes que celles qui, au Liban, ont prévalu jusqu’aujourd’hui — et la densité de trafic devrait en quelque sorte être limitée par un système efficace de transports en commun. Les nouvelles artères, avec leurs ponts, leurs tunnels et leurs ronds-points, laissent espérer une vision plus dégourdie bien que le danger existe de voir la ville transformée en gare routière. On avait cru cependant que les dernières initiatives a grande échelle allaient éviter aux anciens quartiers le recours aux projets établis il y a 20, 30 et 50 ans et qui se sont avérés inefficaces.
Les médecins sont tenus d’être à jour avec les plus récentes pratiques de la médecine et de la chirurgie. Pourquoi faut-il que nos ingénieurs promus urbanistes en soient demeurés aux pratiques depuis longtemps abandonnées dans les pays développés ? Ils se croient très modernes; en fait, ils n’ont pas évolué depuis les années 40. On pensait alors que l’élargissement des routes réglait les problèmes de la circulation. On s’aperçut, à l’étranger, que tel était loin d’être le cas et qu’à moins d’avoir une armée de gendarmes pour empêcher le stationnement des voitures, les routes élargies se transformaient en parkings et l’espace, laissé libre pour la circulation, devenait encore plus étroit. L’aveuglement s’ajoutant à l’ignorance, nos édiles flanqués d’ingénieurs aussi incultes que...