Un sabre, qu’utilisa le chef musulman Cheikh Omar Foutiyou Tall (1797-1864), qui a introduit la confrérie des Tidiane en Afrique de l’Ouest, a été rendu aux héritiers du saint homme par la France, dans le cadre de la célébration du bicentenaire de sa naissance. La cérémonie de remise du sabre à Thierno Mountaga Tall, actuel Khalife de la famille omarienne, a eu lieu en présence de l’ambassadeur de France à Dakar, André Lewin. Le sabre avait été confisqué par l’armée coloniale française et gardé depuis dans des musées français. «Parti par la violence, il est revenu par les vertus du dialogue et de l’amitié», a déclaré l’ambassadeur, qui a tenu à préciser que l’arme n’est pas «restituée» au Sénégal, mais seulement «prêtée» pour les besoins du bicentenaire. Moustapha Niasse, ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères, désigné par le Khalife pour lui servir de porte-parole, a demandé que ce sabre soit «définitivement» restitué à son pays, «conformément aux résolutions de l’Unesco» sur les biens culturels. Il a également demandé, en écho à plusieurs orateurs qui prenaient part à la cérémonie, le retour d’un tapis de prière, d’un bâton et d’un exemplaire du Coran appartenant tous à Hadji Omar. Ce dernier, qui naquit en 1857 à Alwar, près de Podor (nord du Sénégal), combattit les troupes françaises de 1857 à 1859 avant de signer un traité de paix avec Paris en 1860. Il poursuit alors son combat pour l’expansion de l’islam vers le Mali où, selon les historiens sénégalais, il disparut «mystérieusement» dans les falaises de Bandiagara. «J’ai vécu sans âme, je vivrais sans sépulture», avait notamment écrit l’érudit musulman dans un de ses nombreux ouvrages. Abdoulaye Tall avait été expatrié de force à l’âge de huit ans (en même temps que le sabre). Il fut admis à l’école militaire Saint Cyr, devint lieutenant dans l’armée française et fut enterré dans son pays d’adoption après sa mort, avant que sa famille ne réclame et obtienne le retour de son corps.
Un sabre, qu’utilisa le chef musulman Cheikh Omar Foutiyou Tall (1797-1864), qui a introduit la confrérie des Tidiane en Afrique de l’Ouest, a été rendu aux héritiers du saint homme par la France, dans le cadre de la célébration du bicentenaire de sa naissance. La cérémonie de remise du sabre à Thierno Mountaga Tall, actuel Khalife de la famille omarienne, a eu lieu en présence de l’ambassadeur de France à Dakar, André Lewin. Le sabre avait été confisqué par l’armée coloniale française et gardé depuis dans des musées français. «Parti par la violence, il est revenu par les vertus du dialogue et de l’amitié», a déclaré l’ambassadeur, qui a tenu à préciser que l’arme n’est pas «restituée» au Sénégal, mais seulement «prêtée» pour les besoins du bicentenaire. Moustapha Niasse, ancien...
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