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Actualités - Reportage

La physionomie des marchés Beyrouth : marché équilibré

Le calme a prévalu encore hier, sur le marché des changes de Beyrouth, qui s’est montré généralement équilibré toute la journée sans aucune intervention de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention inchangés entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 515,00 LL à la vente, est parvenue ainsi à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,50 LL, comme depuis la mi-octobre. Mais compte tenu de la contraction de la demande du billet vert et l’apparition de quelques courants vendeurs au haut de cette fourchette d’intervention, les établissements de crédit ont continué de le négocier largement au-dessus de ce taux indicatif. Il a, en effet, fluctué toute la journée d’hier entre 1 512,00 et 1 514,00 LL dans un volume d’affaires ne dépassant pas quinze millions de dollars entièrement placés par les banques à l’achat et à la vente. Sous le signe de la baisse des taux européens À l’étranger, le principal événement qui a marqué l’évolution des marchés financiers internationaux était l’assouplissement monétaire concerté des banques centrales de la zone euro qui a surpris la communauté financière qui s’attendait à un statu quo su r le front des taux d’intérêt européens. Bien que certains opérateurs aient anticipé qu’il y aurait des baisses de taux tôt ou tard en Europe à un mois du lancement de la monnaie unique (l’euro), ce geste est venu frapper d’incertitude les marchés quant à l’orientation du dollar. Celui-ci, qui avait pris des couleurs à l’annonce de cette mesure européenne, ne tardait pas à éprouver du mal ensuite à préserver ses gains face au deutsche mark et aux autres monnaies qui lui sont attachées en Europe. Il s’est ressenti du nouvel accès de faiblesse de Wall Street, sur fond de dégradation de la situation au Brésil après que le Congrès eut rejeté une des principales mesures du plan d’austérité récemment proposé par le gouvernement pour assainir les finances de ce pays, ce qui a réveillé les inquiétudes des investisseurs vis-à-vis des marchés émergents. Dans ce contexte, et malgré les récentes statistiques relativement encourageantes sur l’économie américaine, dont la révision à la hausse de 2,3 à 3,00 % du taux de la productivité aux États-Unis au 3e trimestre contre 0,3 % au second, et à la baisse du coût unitaire du travail de 1,7 à 1,1 % contre 3,7 % pendant la même période, le dollar a eu beaucoup de mal à progresser contre les monnaies européennes. Il s’est en effet davantage effrité face au yen sur des rumeurs d’achats de cette monnaie face au deutsche mark par des banques centrales, à un moment où le sterling bénéficiait de la baisse des taux européens. C’est ainsi qu’à New York, le billet vert s’est négocié sur un ton hésitant comme suit : – 1,6665 pour un sterling contre 1,6675, la veille – 1,6717 DM contre 1,6697 – 5,6034 FF contre 5,60 – 1,3637 FS contre 1,3655 – 1 654,95 lires contre 1 653,50 – 118,75 yen contre 119,93. Bourse de Beyrouth : tendance mitigée Sur les places boursières, la tendance a été mitigée hier, à la Bourse de Beyrouth avec la hausse d’un côté des actions de la Byblos Bank, et d’un autre côté la baisse de celles de Solidere B et des Ciments blancs, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général LISPI a diminué de 0,40 % à 87,74 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires a augmenté de 0,22 % à 195,88 points. Pour ce qui est de l’activité de la cote, le volume d’affaires de la journée d’hier s’est encore contracté, totalisant hier 39 660 actions d’une valeur globale de 453 146 dollars. Wall Street : nouvel accès de faiblesse Wall Street est restée insensible hier à l’assouplissement généralisé, concerté et inattendu des conditions de crédit en Europe qui a revivifié les Bourses européennes qui s’inquiétaient depuis le début de la semaine de la multiplication des signes de ralentissement de l’activité économique. Cette mesure n’a pas donc suffi à redonner de l’optimisme aux investisseurs américains dont les craintes sont avivées par la situation inquiétante au Brésil et au Japon. À cet égard, les opérateurs ont été sensibilisés hier par la nette contraction du produit intérieur brut (PIB) japonais pendant l’été, ce qui vaut à la deuxième puissance économique mondiale d’enregistrer une croissance négative pour le 4e trimestre d’affilée. Ces inquiétudes sur la situation mondiale ainsi que les craintes de licenciement dans les grandes entreprises aux États-Unis ont relégué donc au second plan l’assouplissement monétaire en Europe ainsi que les statistiques américaines meilleures que prévu sur la productivité et les coûts salariaux au 3e trimestre. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû fluctuer entre un plus haut à 9 082,57 points et un plus bas à 8 936,58 points, avant d’afficher en préclôture 8 951,52 points, nouvelle baisse de 113,02 points sur la veille. Paris : vive hausse après la baisse des taux La Bourse de Paris a connu jeudi une grande agitation après la baise concertée des taux d’intérêt en Europe qui a entraîné une forte hausse sur toutes les places européennes, en baisse au cours des premières transactions. L’indice CAC 40 a terminé sur un gain de 1,80 % à 3 715,67 points. À l’ouverture, cet indice abandonnait pour la quatrième séance consécutive du terrain (-1,04 %) pour tomber à 3 584,42 points (plus bas depuis la mi-novembre). Au meilleur de la journée, le CAC 40 valait 3 755,24 points. Entre ces cours extrêmes, l’écart de variation a atteint 4,5 %. Londres : nette reprise La Bourse de Londres a clôturé en hausse jeudi, poussée par l’annonce-surprise de réductions concertées de taux d’intérêt dans les onze pays de la zone euro, dont l’effet a été néanmoins érodé par les inquiétudes domestiques et la baisse de Wall Street. À la fermeture du marché, l’indice Footsie des cent principales valeurs gagnait 58,9 points à 5 566,1 points, en hausse de 1 % par rapport à la veille. La baisse des taux dans la zone euro, dont la Grande-Bretagne ne fait pas partie, a conforté les espoirs de nouvelle réduction des taux britanniques la semaine prochaine, à l’occasion de la réunion mensuelle du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre les 9 et 10 septembre. Francfort : dopée par l’effet Bundesbank La Bourse de Francfort a repris des couleurs jeudi, après la décision de la Bundesbank de baisser ses taux, l’indice X-DAX des valeurs vedettes gagnant 2,13 % à 4 812,34 points en clôture contre 4 712,20 points la veille. L’indice X-DAX regroupe les trente valeurs vedettes traitées sur le marché électronique Xetra. Deux tiers des ordres passés à Francfort transitent par le Xetra. Sur le marché à la criée, l’indice vedette DAX a progressé de 2,03 % à 4 787,08 points. La Bourse, qui avait ouvert en baisse dans le sillage de Tokyo et de New York, le DAX descendant jusqu’à 4 611,96 pts, a réagi au quart de tour après la baisse surprise par la Bundesbank de son taux de prise en pension, en concertation avec les banques centrales des autres pays de la zone euro. Zurich : en hausse La Bourse suisse a terminé la séance de jeudi en hausse de 0,98 %, l’indice des valeurs vedettes Swiss Market Index (SMI) gagnant 66,3 points à 6 813,3, contre 6 747,0 points mercredi. L’indice élargi Swiss Performance Index (SPI) progressait pour sa part de 0,71 %, soit 30,40 points, à 4 304,05. Le SMI, qui avait ouvert en hausse – et atteint un plus bas de 6 558,6 dans la matinée –, s’est brutalement repris à l’annonce de la baisse concertée des taux d’intérêt dans les 11 pays de la zone euro. Immédiatement après l’annonce de la baisse des taux, le SMI a atteint jusqu’à 6 897,60. « Tokyo : dérapage de la cote La Bouse de Tokyo a terminé en baisse de 1,9 % jeudi, dans le sillage du recul de Wall Street la veille, selon les opérateurs. L’indice Nikkei a perdu 289,54 points pour finir à 14 697,08 points, tandis que l’indice élargi Topix abandonnait 18,26 points à 1 128,89 points... 315 millions de titres ont été échangés contre 324,10 millions la veille.
Le calme a prévalu encore hier, sur le marché des changes de Beyrouth, qui s’est montré généralement équilibré toute la journée sans aucune intervention de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention inchangés entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 515,00 LL à la vente, est parvenue ainsi à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,50 LL, comme depuis la mi-octobre. Mais compte tenu de la contraction de la demande du billet vert et l’apparition de quelques courants vendeurs au haut de cette fourchette d’intervention, les établissements de crédit ont continué de le négocier largement au-dessus de ce taux indicatif. Il a, en effet, fluctué toute la journée d’hier entre 1 512,00 et 1 514,00 LL dans un volume d’affaires ne dépassant pas quinze millions de dollars...