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Actualités - Chronologie

Khatami présente un budget à haut risque

Le président réformateur iranien Mohammad Khatami devait présenter dimanche un budget d’austérité et en déficit, alors que tous les indicateurs de l’économie sont au rouge en raison de la chute des cours du pétrole. Le débat budgétaire s’annonce à haut risque pour M. Khatami. Il va devoir affronter un Parlement dirigé par ses adversaires conservateurs qui font monter la pression depuis plusieurs jours multipliant les critiques sur la crise économique. Ce budget, qui porte sur l’année iranienne 1378 (mars 1999/mars 2000), fixe les recettes de l’État à 85 369 milliards de rials (28 mds USD au taux de change officiel de 3 000 rials), pour des dépenses évaluées à 93 800 mds de rials (31 mds USD), soit un déficit de quelque 3 mds USD. Les recettes pétrolières, en chute libre depuis plus d’un an, ont été fixées à 8,4 mds USD sur la base d’un baril estimé à 12 USD, soit une baisse de 9,2 % par rapport aux recettes de l’année en cours. Pour combler la chute des ressources pétrolières qui représentent plus de 80 % des rentrées de devises du pays et la moitié du budget de l’État, le gouvernement propose une hausse de 34,2 % des recettes fiscales. Le prochain budget sera caractérisé par des mesures draconiennes d’austérité sur le train de vie de l’État et des services publics, a promis le gouvernement, sans toutefois détailler à l’avance ces mesures. Le nouveau tour de vis promis survient alors que le pays connaît une situation économique préoccupante, qui met en péril la volonté de réforme de M. Khatami et risque de relancer le mécontentement social. «L’Iran est en situation de stagflation (stagnation et inflation)», relève un conseiller économique européen à Téhéran. Le taux de croissance pour l’année en cours est voisin de zéro (0,5 %) selon des estimations occidentales, tandis que l’inflation, officiellement aux alentours de 18 %, serait plus proche de 35 ou 40 %. L’État iranien, qui enregistre déjà un déficit budgétaire de 6,3 mds USD, connaît de surcroît depuis octobre de premiers incidents vis-à-vis de ses créanciers internationaux pour le paiement d’une dette à moyen et long terme estimée à 11 mds USD). La multiplication des mauvaises nouvelles économiques a provoqué un brusque accès de faiblesse de la monnaie nationale tombée en quelques semaines de 5 000 rials pour un dollar à environ 7 000.
Le président réformateur iranien Mohammad Khatami devait présenter dimanche un budget d’austérité et en déficit, alors que tous les indicateurs de l’économie sont au rouge en raison de la chute des cours du pétrole. Le débat budgétaire s’annonce à haut risque pour M. Khatami. Il va devoir affronter un Parlement dirigé par ses adversaires conservateurs qui font monter la pression depuis plusieurs jours multipliant les critiques sur la crise économique. Ce budget, qui porte sur l’année iranienne 1378 (mars 1999/mars 2000), fixe les recettes de l’État à 85 369 milliards de rials (28 mds USD au taux de change officiel de 3 000 rials), pour des dépenses évaluées à 93 800 mds de rials (31 mds USD), soit un déficit de quelque 3 mds USD. Les recettes pétrolières, en chute libre depuis plus d’un an, ont été...