Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Un souvenir douloureux

Selon les autorités chinoises, le bilan du conflit sino-japonais de 1937-45 est de jusqu’à 35 millions de morts et 600 milliards de dollars de dommages. Après l’occupation de la Mandchourie en 1931, l’armée impériale nippone s’était lancée dans une guerre de conquête contre la Chine qui commença avec l’incident du pont de Marco Polo, le 7 juillet 1937. Parmi les exactions commises par les forces d’occupation impériales, on compte notamment: — L’Unité 731: Entre 1936 et 1945, dans un centre proche de Harbin, l’unité 731, sous la direction du général Shiro Ishii, sacrifia plus de 3 000 personnes (en majorité des civils chinois), victimes de vivisections, gelées ou exposées à des bactéries, afin de doter l’archipel d’armes bactériologiques. Plusieurs centaines de médecins issus de grandes universités inoculèrent à des cobayes humains la typhoïde, la dysenterie, la tuberculose et d’autres virus. Entre 1940 et 1942, l’unité 731 mit en pratique des recherches dans la région de Nankin en propageant des épidémies par les puits et les sources. Après la guerre, les Américains offrirent au général Ishii l’impunité en échange de ses travaux scientifiques. Aujourd’hui, des procès sont en cours à Tokyo. Les familles des victimes chinoises attaquent l’État japonais en exigeant des excuses officielles et des dédommagements financiers. — Le sac de Nankin (13 décembre 1937): Après avoir fait tomber Pékin et Shanghai, l’armée japonaise fond sur Nankin, alors capitale de la Chine. Elle se livre à un massacre qui a fait plus de 300 000 morts, la plupart des civils, selon les statistiques chinoises, et plus de 140 000 morts, civils et militaires, selon les chiffres avancés pendant le Procès de Tokyo, qui a jugé une partie des criminels de guerre japonais de 1946 à 1948. Selon les témoignages, les victimes ont été exécutées dans des conditions particulièrement atroces, les femmes violées avant d’être assassinées, des hommes et des enfants enterrés vivants ou suppliciés. La ville fut brûlée après le sac, qui dura plusieurs semaines. — L’affaire des «femmes de réconfort»: L’armée japonaise a enrôlé de force des jeunes femmes chinoises ou, en majorité, coréennes, comme prostituées, un acte dont les gouvernements japonais ont longtemps nié l’existence.
Selon les autorités chinoises, le bilan du conflit sino-japonais de 1937-45 est de jusqu’à 35 millions de morts et 600 milliards de dollars de dommages. Après l’occupation de la Mandchourie en 1931, l’armée impériale nippone s’était lancée dans une guerre de conquête contre la Chine qui commença avec l’incident du pont de Marco Polo, le 7 juillet 1937. Parmi les exactions commises par les forces d’occupation impériales, on compte notamment: — L’Unité 731: Entre 1936 et 1945, dans un centre proche de Harbin, l’unité 731, sous la direction du général Shiro Ishii, sacrifia plus de 3 000 personnes (en majorité des civils chinois), victimes de vivisections, gelées ou exposées à des bactéries, afin de doter l’archipel d’armes bactériologiques. Plusieurs centaines de médecins issus de grandes...