Le département d’État américain a indiqué qu’il étudiait le verdict de la Chambre des Lords britannique refusant l’immunité à l’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet, et s’est refusé à tout autre commentaire dans l’immédiat. «Il serait prématuré de notre part de commenter le verdict tant que nous n’aurons pas eu l’occasion d’en lire le texte au complet», a déclaré un porte-parole du département, Lee McClenny, ajoutant que la décision serait de toute façon suivie d’autres «procédures juridico-administratives». Le plus haut tribunal britannique, renversant le verdict d’une autre instance, a jugé, par trois voix contre deux, que l’ancien dictateur du Chili ne bénéficiait pas de l’immunité au titre d’ancien chef d’État et que son arrestation, à Londres le 16 octobre, était par conséquent légale. Cette décision ouvre la voie à l’extradition éventuelle du général Pinochet vers l’Espagne, qui a demandé de pouvoir le juger pour des crimes présumés de génocide, terrorisme et torture commis pendant les 17 années de son pouvoir (1973-1990). Les États-Unis ont refusé de prendre officiellement position dans cette affaire, arguant qu’elle ne les concernait pas et qu’il revenait plutôt aux tribunaux britannique et espagnol de trancher. Le gouvernement américain a cependant remis au magistrat espagnol qui enquête sur les activités du général Pinochet des centaines de pages de documents jusqu’alors confidentiels dans le cadre d’un traité bilatéral d’assistance juridique mutuelle. Un responsable américain a par ailleurs indiqué qu’une enquête du département de la Justice était toujours en cours pour déterminer si les États-Unis devraient réclamer l’extradition du général Pinochet en relation avec un attentat à la voiture piégée survenue à Washington en 1976. L’ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Salvador Allende – renversé lors du coup d’État du général Pinochet – Orlando Letelier et son assistant américain, Ronni Moffitt, avaient été tués dans l’attentat.
Le département d’État américain a indiqué qu’il étudiait le verdict de la Chambre des Lords britannique refusant l’immunité à l’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet, et s’est refusé à tout autre commentaire dans l’immédiat. «Il serait prématuré de notre part de commenter le verdict tant que nous n’aurons pas eu l’occasion d’en lire le texte au complet», a déclaré un porte-parole du département, Lee McClenny, ajoutant que la décision serait de toute façon suivie d’autres «procédures juridico-administratives». Le plus haut tribunal britannique, renversant le verdict d’une autre instance, a jugé, par trois voix contre deux, que l’ancien dictateur du Chili ne bénéficiait pas de l’immunité au titre d’ancien chef d’État et que son arrestation, à Londres le 16 octobre, était par...
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