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Actualités - Chronologie

Les différentes procédures (photos)

Des poursuites ont été lancées contre Augusto Pinochet dans pas moins de dix pays depuis son arrestation en Grande-Bretagne. –En ESPAGNE: le gouvernement Aznar a envoyé à Londres le 11 novembre la demande d’extradition officielle de l’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet que le magistrat Baltasar Garzon espère faire juger pour «génocide, torture et terrorisme». Le 30 octobre la Chambre pénale de l’Audience nationale, la principale instance judiciaire espagnole, a décidé à l’unanimité que la justice espagnole était compétente pour juger les crimes commis pendant les dictatures militaires au Chili (1973-1990) et en Argentine (1976-1983). La procédure espagnole, qui avait été la première initiée dès le début octobre, primera sur toutes les autres. – En FRANCE: la France a elle aussi adressé une demande d’extradition le 12 novembre. Deux mandats d’arrêts ont été lancés, le 2 novembre, pour «séquestrations accompagnées ou suivies de tortures», et le 20 novembre pour la disparition de deux Français, le 11 septembre 1973, Georges Klein, ancien médecin personnel du défunt président Chilien Salvador Allende et Jean-Yves Claudet, enlevé en novembre 1975 en Argentine dans le cadre du plan Condor. – En SUISSE: une demande formelle d’extradition de l’ancien dictateur chilien a été remise le 11 novembre par la Suisse aux autorités britanniques. La Suisse reproche à l’ancien dictateur l’enlèvement, la séquestration et l’assassinat d’Alexis Jaccard, qui détenait la double nationalité suisse et chilienne et avait disparu en 1977 lors d’un voyage en Argentine. – En ITALIE: le 12 novembre, le ministère de la Justice a donné son feu vert au parquet de Rome pour l’ouverture d’une enquête à la suite d’une plainte déposée par deux sénateurs verts italiens sur l’assassinat et la disparition de trois Italiens durant la dictature chilienne. – En ALLEMAGNE: le parquet de Cologne (ouest) a rejeté le 23 novembre une plainte pour «torture» contre Augusto Pinochet, déposée par une Allemande d’origine chilienne résidant à Cologne. Cinq autres plaintes émanant de Chiliens naturalisés allemands ou de réfugiés chiliens en Allemagne ont été déposées à Dusseldorf, Berlin et Hambourg. – En SUÈDE: trois exilés chiliens ont déposé une plainte le 26 octobre auprès de la police contre l’ancien dictateur pour l’assassinat ou les enlèvements de membres de leurs familles. Ils demandent son extradition en Suède. – En BELGIQUE: à la veille de la décision des Lords, un juge d’instruction belge a lancé un mandat d’arrêt international contre Augusto Pinochet, et la Belgique a immédiatement transmis une demande d’extradition à Londres, la quatrième après celles de l’Espagne, de la France et de la Suisse. Le juge d’instruction Damien Vandenmersch accuse le général Pinochet de crimes contre l’humanité. – Au DANEMARK : le procureur général doit se prononcer sur la recevabilité d’une plainte fondée sur la convention des Nations unies sur la torture déposée par 15 réfugiés chiliens. – En AUTRICHE : Osman Palestro, un Autrichien d’origine chilienne, a demandé le 14 novembre auprès du procureur de la République l’extradition du général Pinochet. Neveu de l’homme politique socialiste chilien Mario Palestro, il avait été emprisonné et torturé au Chili en 1973. – Au CANADA: la Gendarmerie royale a ouvert une enquête le 19 novembre sur le cas d’une religieuse canadienne victime de tortures au Chili au mois d’octobre 1973, qui a demandé aux autorités canadiennes de porter plainte. – Au CHILI : un juge spécial, Juan Guzman Tapia, a été chargé en janvier dernier d’instruire 11 plaintes contre Pinochet, à la suite d’accusations des Partis communiste, socialiste et du syndicat des enseignants notamment. Il a indiqué qu’il «souhaitait» le retour de l’ancien dictateur pour pouvoir l’interroger.
Des poursuites ont été lancées contre Augusto Pinochet dans pas moins de dix pays depuis son arrestation en Grande-Bretagne. –En ESPAGNE: le gouvernement Aznar a envoyé à Londres le 11 novembre la demande d’extradition officielle de l’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet que le magistrat Baltasar Garzon espère faire juger pour «génocide, torture et terrorisme». Le 30 octobre la Chambre pénale de l’Audience nationale, la principale instance judiciaire espagnole, a décidé à l’unanimité que la justice espagnole était compétente pour juger les crimes commis pendant les dictatures militaires au Chili (1973-1990) et en Argentine (1976-1983). La procédure espagnole, qui avait été la première initiée dès le début octobre, primera sur toutes les autres. – En FRANCE: la France a elle aussi adressé une...