Robert Latimer, qui avait donné la mort en 1993 à sa fille de 12 ans atteinte de paralysie cérébrale, a été condamné par la cour d’appel de la Saskatchewan (centre du Canada) à la prison à vie, sans libération possible avant dix ans. Après un premier procès annulé pour vice d’enquête, M. Latimer, un fermier de la Saskatchewan, avait été condamné l’an dernier à deux ans de prison, au lieu du minimum de dix ans prévu dans ce cas par la loi. Le tribunal avait alors estimé qu’il avait tué sa fille Tracy «par compassion» et que la peine obligatoire en cas de meurtre constituerait un châtiment «cruel». Il l’avait fait bénéficier d’un amendement constitutionnel rarement utilisé, autorisant une réduction de peine. Tracy était incapable de marcher, de parler ou de se nourrir, et son poids était inférieur à 18 kilos. Son père l’avait tuée le 12 octobre 1993, alors même qu’elle devait subir une opération douloureuse, en lui faisant inhaler des gaz d’échappement. Il avait fait valoir qu’il avait tué sa fille pour mettre un terme à ses souffrances. Des associations de handicapés avaient protesté l’an dernier en estimant qu’une peine symbolique risquait de mettre en péril la vie de nombre d’handicapés dans une situation similaire. La cour d’appel a estimé que l’exemption constitutionnelle utilisée par le juge l’automne dernier ne s’appliquait pas au cas de Robert Latimer. En 1995, après le premier procès ultérieurement annulé, la cour d’appel avait déjà estimé que Robert Latimer ne pouvait pas bénéficier de l’exemption.
Robert Latimer, qui avait donné la mort en 1993 à sa fille de 12 ans atteinte de paralysie cérébrale, a été condamné par la cour d’appel de la Saskatchewan (centre du Canada) à la prison à vie, sans libération possible avant dix ans. Après un premier procès annulé pour vice d’enquête, M. Latimer, un fermier de la Saskatchewan, avait été condamné l’an dernier à deux ans de prison, au lieu du minimum de dix ans prévu dans ce cas par la loi. Le tribunal avait alors estimé qu’il avait tué sa fille Tracy «par compassion» et que la peine obligatoire en cas de meurtre constituerait un châtiment «cruel». Il l’avait fait bénéficier d’un amendement constitutionnel rarement utilisé, autorisant une réduction de peine. Tracy était incapable de marcher, de parler ou de se nourrir, et son poids était...
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