Conçu au départ dans le but d’alléger les formalités douanières, le Système Najm vise également à capter les fraudeurs et à exercer un contrôle plus strict sur les taxes à percevoir. La philosophie du nouveau système de contrôle douanier consiste à modifier quotidiennement ou hebdomadairement les critères d’acceptation des marchandises. Le directeur général nous explique que l’idée du système c’est «d’éliminer tout ce qui est contrôle a priori en renforçant le contrôle a posteriori» qui sera encore plus pointilleux au cas où la marchandise aurait emprunté ‘le rouge’, c’est-à-dire la ligne d’inspection obligatoire. Dans le cas où elle serait passée au vert (pas de contrôle), elle sera le plus souvent livrée automatiquement sans inspection a posteriori. Mais, attention, le système pourra parfois, selon un mode d’échantillonnage, exiger au hasard un contrôle a posteriori, même en cas de passage au vert. «L’idée de base de ce système, poursuit M. Assaf, c’est d’arriver à un certain pourcentage de vert de plus de 65% jusqu’à parvenir à 80% ou 85% comme dans certains pays étrangers, comme la France, les États-Unis, ou le Japon. Actuellement, nous en sommes à une moyenne de 43% de marchandises ayant emprunté la ligne verte (contre 7% il y a dix mois) et 57% pour la ligne rouge (contre 93%). L’objectif est d’arriver d’ici la fin de l’année à une moyenne de 60 à 65% en ligne verte, soit 2/3 des marchandises contre 1/3 empruntant la ligne rouge». Cela suppose bien entendu que les commerçants ayant fait preuve durant cette période d’essai de transparence soient «récompensés» en quelque sorte par le système qui a vite fait de repérer les fraudeurs au bout d’un certain temps. Ceux-là seront désormais tout le temps au rouge. Cela suppose aussi que les commerçants aient définitivement opté pour l’honnêteté dans les affaires, ce qui leur vaudra, certes, des «bons points» de la part de l’administration des douanes, mais aussi des frais de taxes plus substantiels, chose qui reste un peu plus douloureuse à supporter ! Car, désormais, hormis les taxes douanières à payer, les commerçants ne pourront plus échapper aux déclarations d’impôts annuelles, l’informatisation ayant retenu le volume total des affaires entreprises le long de l’année. En contrepartie, les commerçants pourront bientôt bénéficier d'un service de ‘dédouanement à domicile’, le Système Najm étant appelé à se développer dans un sens qui faciliterait au maximum les formalités. Un paiement électronique des taxes est prévu pour tous ceux des agents de dédouanement, ou des commerçants eux-mêmes qui désirent le faire à partir de chez eux. Dans un prochain temps, le Système Najm sera en outre étendu à tous les centres douaniers au Liban, à savoir à Tripoli, Saïda, Abboudieh et Masnah, où les taxes douanières ont commencé à disparaître peu à peu...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Conçu au départ dans le but d’alléger les formalités douanières, le Système Najm vise également à capter les fraudeurs et à exercer un contrôle plus strict sur les taxes à percevoir. La philosophie du nouveau système de contrôle douanier consiste à modifier quotidiennement ou hebdomadairement les critères d’acceptation des marchandises. Le directeur général nous explique que l’idée du système c’est «d’éliminer tout ce qui est contrôle a priori en renforçant le contrôle a posteriori» qui sera encore plus pointilleux au cas où la marchandise aurait emprunté ‘le rouge’, c’est-à-dire la ligne d’inspection obligatoire. Dans le cas où elle serait passée au vert (pas de contrôle), elle sera le plus souvent livrée automatiquement sans inspection a posteriori. Mais, attention, le système pourra...