La livre libanaise est restée soutenue hier, malgré le regain d’intérêt manifesté pour le dollar pour satisfaire les besoins commerciaux du marché. Et c’est grâce à l’action de la Banque du Liban (BDL) qui a maintenu en l’état ses deux taux d’intervention entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 515,00 LL à la vente, que le billet vert est parvenu à achever la journée au même taux moyen indicatif de 1 508,50 LL, comme depuis la mi-octobre. Toutefois, les établissements de crédit ont été amenés, pour la première fois depuis plus de deux mois, à négocier le dollar en dehors de la BDL, qui n’a pas été contrainte à l’acheter au bas de sa fourchette d’intervention en raison de l’apparition d’une contrepartie valable à la demande, contrairement à toute attente, au-dessus de cette barre. Il a, en effet, fluctué toute la journée d’hier dans une marge étroite entre 1 502,50 et 1 503,00 LL avec un volume d’affaires supérieur à 15 millions de dollars entièrement placés, à l’achat et à la vente par les banques, dans un marché équilibré de lui-même, indique-t-on dans les milieux cambistes. Irrégularité du dollar à l’étranger À l’étranger, et au lendemain de sa poussée de la veille dans le sillage de Wall Street, le dollar a éprouvé, quelques difficultés à poursuivre son mouvement ascensionnel, les opérateurs ayant largement anticipé les fusions dans les secteurs de la finance et de l’Internet. Ainsi, un certain courant de ventes bénéficiaires ne tardait pas à s’installer sur son marché sans pour autant compromettre sa tenue qui est restée généralement bonne. Certes, le dollar est parvenu à surmonter ces dégagements bénéficiaires, profitant de chiffres relativement robustes de l’économie des États-Unis, dissipant les craintes d’un nouvel assouplissement de la politique monétaire américaine. À cet égard, les opérateurs ont été sensibilisés par la hausse de l’indice de confiance des consommateurs américains de 6,7 points pour afficher 126,00 points en novembre, inversant une tendance négative qui avait fait perdre près de 20 points à ce baromètre de conjoncture depuis le début de l’été. Par ailleurs, le produit intérieur brut (PIB) américain a été révisé à la hausse et a progressé en rythme annuel de 3,9 % au troisième trimestre contre une première estimation de 3,3 % contre 1,8 % au second trimestre. Face à ces bons chiffres de l’économie américaine, les économies en Europe continuent d’afficher une fragilité accrue avec des niveaux d’inflation moins élevés que prévu, rendant de plus en plus probable une baisse des taux dans les principaux pays membres de l’Union européenne. Eu égard à ces considérations, le billet vert, qui s’était nettement apprécié dans la matinée pour se tasser ensuite sur des ventes bénéficiaires, s’est montré à New York relativement résistant à la baisse, se négociant comme suit : – 1,6590 pour un sterling contre 1,6555, la veille. – 1,7065 DM contre 1,7030. – 5,7225 FF contre 5,7105. – 1,4090 FS contre 1,4035. – 1 689,65 lires contre 1 686,75. – 121,33 yen contre 121,00. Bourse de Beyrouth : baisse de l’Uniceramic Sur les places boursières, celle de Beyrouth s’est ressentie hier, de la baisse des actions de l’Uniceramic, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote, notamment sur le front de Solidere et du secteur bancaire. En effet, l’indice général LISPI a diminué de 0,10 % à 87,86 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 194,81 points, comme la veille. Dans cette évolution, le volume d’affaires de la journée d’hier s’est un peu contracté, ne dépassant pas quelque 45 061 actions d’une valeur globale de 536 044 dollars. Wall Street : essoufflement de la cote À Wall Street, les investisseurs ont soufflé hier, après l’euphorie de la veille qui a permis à la cote de battre tous les records absolus de hausse sous l’impulsion des fusions et acquisitions dans le secteur bancaire et de l’Internet. Un courant de ventes bénéficiaires s’est donc installé sur le marché surtout, après l’annonce d’une révision en hausse moins forte que prévu du PIB américain au troisième trimestre qui a un peu déçu les investisseurs (+ 3,9 % au lieu de 4,1 % attendu par les experts) et d’une sensible diminution de 1,7 % des commandes de biens durables le mois dernier contre une hausse de 1,3 % en septembre. En effet, le marché a marqué une certaine pause avec quelques prises de bénéfices sélectives, notamment sur les valeurs de la haute technologie, de l’Internet et des banques qui étaient à l’origine de l’euphorie de la veille. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû osciller irrégulièrement entre un plus haut à 9 380,20 points et un plus bas à 9 293,17 points, avant d’afficher en préclôture 9 356,25 points, en baisse de 18,02 points sur la veille. Paris : prises de bénéfices Après la vive hausse des jours précédents la Bourse de Paris a subi mardi, premier jour du terme du décembre, des prises de bénéfices en fin de journée qui ont effacé une hausse initiale supérieure à 2 %. En hausse de 1,75 % à l’ouverture, l’indice CAC 40 a terminé la journée sur un repli de 0,17 % à 3 839,38 points. Cet indice avait atteint dans la matinée 3 924,42 points en hausse de 2,08 % pour rejoindre ainsi son plus haut niveau depuis trois mois. Le marché s’est montré actif avec un chiffre d’affaires sur le marché à règlement mensuel de 12,3 milliards de francs. Sur le MATIF, le contrat sur les bons du Trésor à 10 ans a fini sur une baisse de 9 centièmes à 110,19. Londres : clôture en baisse La Bourse de Londres a terminé en baisse mardi sous le coup de prise de bénéfices après la forte hausse de la veille et sous l’influence du mauvais début de séance à Wall Street. L’indice Footsie des cent principales valeurs a clôturé en baisse de 50,1 points, soit 0,86 %, à 5 798,3 points. Pearson a gagné 15 pence à 1 100 après une chute initiale en réaction à l’annonce de l’échec de la revente d’une partie des activités de l’éditeur Simon and Schuster à une société d’investissement américaine pour 860 millions de dollars. Francfort : sous les 5 000 points La Bourse de Francfort a cédé 1,39 % mardi sur des prises de bénéfices après les forts gains de la veille, tombant au-dessous du seuil de 5 000 points, ont indiqué des courtiers. L’indice X-DAX a clôturé la séance à 4 954,54 points sur le marché électronique XETRA, qui brasse les deux tiers des ordres passés à Francfort. À la criée, le DAX des trente valeurs vedettes a laissé 1,20 % à 4 958,82 points. Zurich : en net repli La Bourse suisse a clôturé en nette baise de 2,24 % mardi, l’indice des valeurs vedettes Swiss Market Index (SMI) perdant 164,0 points à 7 170,3, contre 7 334,3 lundi. La Bourse suisse avait ouvert en nette hausse à 9h00 (8h00 GMT), avant un retournement de tendance après un quart d’heure, et un passage dans le rouge vers 10h30 (9h30 GMT). L’indice élargi Swiss Performance Index (SPI) a pour sa part reculé de 86,07 points à 4 496,77 (-1,88 %). Tokyo : nouveau record de hausse Pour la première fois depuis le 25 août, la Bourse de Tokyo a clôturé la séance au-dessus de la barre des 15 000 points mardi, sous l’influence à la fois de la clôture record de Wall Street et des mesures prises par le Japon pour enrayer la crise économique. L’indice Nikkei a gagné 384,70 points, soit 2,60 %, à 15 164,64, terminant à son meilleur niveau de la séance. Les futures décembre ont gagné 330 points à 15 130. L’indice Topix, qui regroupe toutes les valeurs de la première section, a quant à lui progressé de 24,87 points à 1 155,61 (+2,2 %). Le volume a été étoffé : 580 millions de titres ont changé de main dans la première section et 8,01 millions dans la deuxième. Les hausses ont été 4,5 fois plus nombreuses que les baisses et ont touché presque toute la cote.
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