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Actualités - Chronologie

Voile - Route du Rhum Catherine Chabaud s'accroche

Malgré un mât cassé, Catherine Chabaud a confirmé qu’elle continuait la Route du Rhum. «Pour l’instant, il n’y a pas d’abandon. Je poursuis ma route vers Pointe-à-Pitre», a expliqué la navigatrice qui ne cache pas sa grande déception. «Je suis très décue d’autant plus que Jean-Luc Van den Heede est en tête et que j’étais sur le point de le doubler. C’est dur. Dur vis-à-vis de mes partenaires, de mon équipe technique, de mon attaché de presse. Je m’en veux même si je n’y suis pour rien», a-t-elle ajouté. Très éprouvée par l’avarie, la navigatrice a profité de l’absence de vent pendant la nuit pour récupérer. «J’ai dormi une bonne partie de la nuit. Comme je n’ai pas un brin d’air, je profite de la vie en mer. J’ai pris une bonne douche et je vais mettre le bateau au propre. Le moral va beaucoup mieux. Reste que pour l’instant, je n’avance pas et je me demande combien de temps va durer ce voyage vers la Guadeloupe». Elle a expliqué que la partie brisée de son mât pendait et tapait contre les haubans. Mais le mât lui-même tient toujours et Catherine Chabaud a pu établir un solent. Thomas Coville occupait toujours la tête du classement des monocoques de la Route du Rhum ralentis par des vents faibles à 1 500 km de l’arrivée. Catherine Chabaud pointait toujours troisième de la catégorie mais elle perdait du terrain en raison de son mât brisé la veille. Si Coville et VDH se tenaient à sept milles, la navigatrice était à 71 milles de Coville, selon un classement à mi-journée. Derrière, Raphaël Dinelli a creusé l’écart avec Jean Maurel, lui-même talonné par l’étonnante Ellen MacArthur, une jeune Anglaise de 22 ans qui dispute son premier Rhum sur un monocoque de 50 pieds. Les conditions sont difficiles pour tous les monocoques qui sont fortement ralentis par l’absence de vent et la date d’arrivée des premiers reste incertaine. Dans la catégorie des multicoques de classe 1, les sept principaux concurrents ont bouclé la course avec l’arrivée de Francis Joyon, sixième, puis de Paul Vatine. Le Malouin François-René Carluer restait seul en mer dans cette catégorie, à 361 milles de l’arrivée. Le Malouin François-René Carluer, actuellement 8e de la Route du Rhum, était attendu dans la soirée de lundi, à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Derrière, au sortir d’une bulle anticyclonique qui a ralenti la flotte, Raphaël Dinelli a réalisé une excellente opération en passant VDH à la deuxième place de la catégorie des monocoques emmenée par Thomas Coville. «Après une belle descente au portant, on s’est retrouvé bloqué dans la transition des alizés», a expliqué Thomas Coville, à la Vacation Radio du matin. «J’avais perdu un peu d’avance il y a 24 heures. Psychologiquement, c’est dur à accepter, mais la tendance s’est inversée. Il semblerait que j’ai touché du vent frais avant les autres», a poursuivi cet informaticien de 30 ans. Au pointage de 12h30 GMT, Coville était à 635 milles de la ligne d’arrivée (moins de 1 200 km), qu’il pourrait franchir mercredi soir ou jeudi matin. Coville, qui marchait à près de huit nœuds (environ 15 km/h), disait en début de matinée craindre un retour de Jean-Luc Van den Heede, qui peinait 83 milles derrière à moins de trois nœuds. «VDH a fait une course fabuleuse. Au près, il nous a tenu la dragée haute (...) Encore une fois, rien n’est fait. Jean-Luc a largement l’énergie pour ressortir et même pour revenir», disait Coville, qui a obtenu l’autorisation des organisateurs de puiser dans ses rations d’eau de survie. Coville a expliqué que l’eau fournie par son dessanilisateur était «un peu dégueulasse» et qu’il avait des diarrhées. Deux heures plus tard, un nouveau classement tombait : VDH s’était fait passer par Raphaël Dinelli – le naufragé du dernier Vendée Globe qui avait été sauvé par l’Anglais Pete Goss – qui filait à huit nœuds et demi, quelque 85 milles derrière Coville.
Malgré un mât cassé, Catherine Chabaud a confirmé qu’elle continuait la Route du Rhum. «Pour l’instant, il n’y a pas d’abandon. Je poursuis ma route vers Pointe-à-Pitre», a expliqué la navigatrice qui ne cache pas sa grande déception. «Je suis très décue d’autant plus que Jean-Luc Van den Heede est en tête et que j’étais sur le point de le doubler. C’est dur. Dur vis-à-vis de mes partenaires, de mon équipe technique, de mon attaché de presse. Je m’en veux même si je n’y suis pour rien», a-t-elle ajouté. Très éprouvée par l’avarie, la navigatrice a profité de l’absence de vent pendant la nuit pour récupérer. «J’ai dormi une bonne partie de la nuit. Comme je n’ai pas un brin d’air, je profite de la vie en mer. J’ai pris une bonne douche et je vais mettre le bateau au propre. Le...