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Actualités - Chronologie

Coupe de l'UEFA : deux duels fratricides

Les 8es de finale aller de la Coupe de l’UEFA, disputés mardi (retour le 8 décembre), ne réunissent que des formations de l’Europe de l’Ouest et prendront dans deux cas la forme inhabituelle de duels fratricides entre clubs du même pays. Ainsi les Espagnols de la Real Sociedad de Saint-Sébastien et de l’Atletico Madrid s’affronteront tout comme Monaco et Marseille, le leader du championnat de France. Autre curiosité, Celta Vigo, étonnant deuxième du championnat espagnol et vainqueur au tour précédent d’Aston Villa, affrontera un autre club anglais, Liverpool, privé de deux de ses stars, Steve McManama et Paul Ince, suspendus pour avoir été exclus au tour précédent contre... les Espagnols de Valence. L’Espagne, tout comme la France, a d’ailleurs encore quatre représentants dans cette compétition, le Bétis Séville (avec Denilson, le joueur le plus cher au monde) se déplaçant chez les Italiens de Bologne tandis que Lyon accueille les Belges du FC Bruges. Inédit à ce stade de la compétition, deux clubs suisses de la même ville, Zurich, sont encore qualifiés: le FC Zurich contre l’AS Rome et les Grasshoppers contre les Français de Bordeaux. Mais les Grasshoppers ne doivent leur place qu’au tapis vert. Au tour précédent, leurs adversaires italiens de la Fiorentina ont été éliminés après que le quatrième arbitre du match retour, le Belge Philippe Flament, eut été blessé à la mi-temps par l’explosion d’un gros pétard sur le terrain de Salerne. Le troisième club italien encore en lice, Parme est décimé par les blessures et devra se passer des attaquants Enrico Chiesa (élongation), Faustino Asprilla (opéré à un genou), Abel Balbo (grippe) et des milieux de terrain Pierluigi Orlandini (dos) et Diego Fuser (inflammation à un doigt de pied) tandis que son adversaire, les Glasgow Rangers, seront privés de leur gardien titulaire, le Français Lionel Charbonnier. Confiance marseillaise et doute monégasque Trois jours après sa première défaite de la saison, la sérénité de l’Olympique de Marseille contraste avec l’atmosphère de crise couvant à l’AS Monaco, son adversaire mardi en 8e de finale aller de la coupe UEFA. «L’AS Monaco n’est pas au mieux mais ce n’est franchement pas notre problème. Nous nous rendons en principauté pour prendre une option sur la qualification», explique sans détours Robert Pires. «Si au passage, on ajoute une couche à leurs préoccupations, tant pis. Dans ce métier, il n’y a pas de cadeau à faire, surtout à ce stade de la compétition». «Monaco est une ville cocon. Certains joueurs entrent sur le terrain sans trop d’envie de se faire mal», analyse Patrick Blondeau, qui a passé huit saisons sous les couleurs du club monégasque. «À l’époque, les anciens comme moi bousculaient les nouveaux pour que tout le monde se ressaisisse dans les matches importants. Il n’est pas sûr que le groupe actuel en ait la force. Sans fioritures, l’OM a un bon coup à jouer en principauté», dit-il. Privé sur blessures de Fabrizio Ravanelli et de Cyril Domoraud, handicapé par la suspension de William Gallas, Rolland Courbis se montre plus mesuré vis-à-vis de son futur adversaire. «Je m’attends à un gros match, à une rencontre très serrée. Quand on compare leur effectif au nôtre, on s’aperçoit qu’ils n’ont rien à nous envier», affirme l’entraîneur marseillais qui avoue craindre «une réaction d’orgueil» des Monégasques. Longtemps doublure de Fabien Barthez à Monaco avant de s’imposer dans les buts marseillais au détriment d’Andreas Koepke, Stéphane Porato s’attend aussi à «une rencontre difficile» face à une équipe qui, sur le papier, est l’une des meilleures d’Europe. Réaction monégasque? «Il faut se méfier de ces grandes équipes au creux de la vague qui savent forcer le déclic dans les grandes occasions», note le gardien marseillais. «En ce sens, la venue de l’OM est pour Monaco un stimulant idéal». Le leader du championnat français semble par ailleurs avoir parfaitement digéré «l’accident de parcours» de la défaite à Lyon (1-2), la première de la saison. «Même si cette rencontre européenne a un goût de championnat, il convient de ne pas confondre les deux épreuves», affirme Laurent Blanc. «On les connaît bien, on cerne parfaitement leurs forces et leurs faiblesses. Le problème, c’est que la réciproque est tout aussi vraie». À l’occasion de cette rencontre, le capitaine marseillais croisera la route de plusieurs de ses partenaires de l’équipe de France. «Ce sont des amitiés d’avant et d’après-match. Faire la bise sur la tête de Barthez n’a ainsi rien à voir avec le football. Mais si le feeling est là, je n’exclus pas de lui en faire une à Monaco», conclut-il. Le gardien de l’équipe de France attend, lui aussi, avec intérêt ce choc avec une équipe qui a fait sa réputation. «Ce sont deux matches plaisant à faire, pour rien au monde je ne voudrais les rater, bien sûr à cause de mon lien avec Marseille, mais aussi parce que sportivement ce seront deux combats physiques, avec au bout pour l’un ou pour l’autre une sanction directe», dit-il. «À Marseille, vous le savez, il y a de grands joueurs d’expérience et il ne faut pas se leurrer, ils vont vite se ressaisir de leur défaite à Lyon», ajoute-t-il. Même si, pour Monaco, ces deux rencontres s’annoncent cruciales, puisque ses chances d’enlever le titre national sont des plus réduites, Barthez ne s’affole pas. «Je ne pense pas qu’on joue notre saison sur ces deux matches. Il ne faut pas se poser trop de questions et penser à répondre présents, à jouer et se mettre en quatre pour gagner». Quant à Jean Tigana, lui même ancien Marseillais, il n’est pas loin de penser que cette rencontre arrive à point nommé. «Marseille tombe à pic pour la réaction attendue et je suis convaincu qu’avec une réaction collective on a les moyens de s’en sortir», assure-t-il. Bordeaux sans complexe à Zurich Malgré les absences d’Ali Benarbia et David Jemmali, les Girondins de Bordeaux espèrent revenir avec un petit capital de leur voyage chez les Grasshoppers de Zurich mardi en 8es de finale aller de la Coupe. Leur statut de deuxième du championnat de France, les deux victoires à l’extérieur lors des tours précédents de Coupe de l’UEFA au Rapid de Vienne et à Vitesse Arnhem, leur assurent un rôle de favoris qu’ils assument parfaitement. «Nous avons prouvé notre valeur depuis le début de la saison et nous ressentons du respect, de la crainte chez nos adversaires», admet le capitaine Michel Pavon. Les Bordelais se sont mis dans les meilleures dispositions avant ce match en allant s’imposer nettement à Monaco 2-0, une victoire qui leur a permis de revenir à un point de Marseille, leader du championnat de France. «Ce match de Monaco ne peut que nous mettre dans les meilleures dispositions, mais la rencontre de mardi à Zurich est une toute autre histoire», reconnaît l’entraîneur Elie Baup. Le coach bordelais s’est rendu samedi en Suisse pour voir ses prochains adversaires s’imposer face à Bâle en championnat (2-1) mais sans en retirer beaucoup d’enseignements. «Zurich a sûrement caché son jeu et n’a pas puisé dans ses ressources», concède-t-il. Les Bordelais ont embarqué à Mérignac en milieu de matinée et devaient s’entraîner en début de soirée au Letzigrund, le stade de Zurich, notamment pour se familiariser avec le terrain gelé. Elie Baup sera privé de David Jemmali et Ali Benarbia, tous deux suspendus, mais il disposera de tout le reste de son effectif. Il choisira parmi un groupe de vingt joueurs. Kodjo Afanou, qui avait assuré l’intérim à Monaco à la place de Nisa Saveljic, retenu en sélection yougoslave, pourrait suppléer Jemmali au poste de latéral droit. François Grenet pourrait se positionner en milieu de terrain à la place de Benarbia, à moins que Kiki Musampa ne réapparaisse dans l’équipe. Pour les Girondins de Bordeaux, un bon résultat en Suisse ouvrirait des horizons avant le retour à Lescure où ils sont toujours invaincus, cette saison, et leur permettrait de mettre au chaud des quarts de finale pour l’année prochaine.
Les 8es de finale aller de la Coupe de l’UEFA, disputés mardi (retour le 8 décembre), ne réunissent que des formations de l’Europe de l’Ouest et prendront dans deux cas la forme inhabituelle de duels fratricides entre clubs du même pays. Ainsi les Espagnols de la Real Sociedad de Saint-Sébastien et de l’Atletico Madrid s’affronteront tout comme Monaco et Marseille, le leader du championnat de France. Autre curiosité, Celta Vigo, étonnant deuxième du championnat espagnol et vainqueur au tour précédent d’Aston Villa, affrontera un autre club anglais, Liverpool, privé de deux de ses stars, Steve McManama et Paul Ince, suspendus pour avoir été exclus au tour précédent contre... les Espagnols de Valence. L’Espagne, tout comme la France, a d’ailleurs encore quatre représentants dans cette compétition, le...