Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Washington n'est plus pressé d'armer l'opposition irakienne

Les États-Unis éviteront toute précipitation dans l’aide à l’opposition irakienne, qu’ils souhaitent structurer dans un premier temps avant d’envisager de l’armer, par crainte de voir Saddam Hussein écraser dans le sang tout soulèvement. «Nous ne voulons pas être engagés dans un processus prématuré qui pourrait avoir pour résultat la mort de nombreuses personnes et ne pas être efficace. Nous ne voulons pas rééditer» cette erreur, a souligné lundi le secrétaire d’État adjoint américain pour le Proche-Orient, Martin Indyk. Le diplomate faisait allusion à l’aide accordée par les États-Unis, par l’intermédiaire de la CIA, la centrale américaine de renseignement, à des mouvements d’opposants kurdes dans le nord de l’Irak que Saddam Hussein a écrasés en 1996. Il n’est pas question non plus pour les États-Unis, a-t-il poursuivi, d’appeler les Irakiens au «soulèvement» contre Saddam Hussein, en raison de la «cruauté de (sa) machine répressive». «Armer l’opposition est un effort à plus long terme», a expliqué Martin Indyk devant la presse. Il s’est employé à tempérer quelque peu la portée des propos tenus dimanche par le président Clinton sur le souhait des États-Unis de susciter un changement de régime à Bagdad. Washington, a-t-il fait valoir, ne changera pas sa politique d’endiguement de Saddam Hussein, pratiquée depuis la guerre du Golfe en 1991, tant que le dirigeant irakien sera au pouvoir. Les États-Unis souhaitent accentuer les efforts entrepris pour organiser les mouvements d’opposition irakiens, qui sont très divisés. Selon Martin Indyk, les États-Unis procèdent actuellement à la sélection des groupes d’opposants irakiens susceptibles de bénéficier d’une aide en «équipements militaires» puisée dans les 97 millions de dollars votés par le Congrès en faveur de l’opposition à Saddam Hussein. Le président Clinton avait donné son feu vert à cette aide, le 31 octobre, le jour où a éclaté la dernière crise entre l’Irak et l’Onu. «Nous cherchons à rendre tout d’abord l’opposition plus unie, plus efficace sur le plan politique et nous verrons après cela quelles sont les autres mesures possibles», a souligné Martin Indyk. Le diplomate a souhaité par exemple que les opposants irakiens puissent faire mieux entendre leurs voix devant l’«opinion mondiale» et poursuivre Saddam Hussein comme «criminel de guerre». Il a minimisé les risques de démantèlement de l’Irak, en cas de victoire de l’opposition, de telles «craintes», selon lui, ayant été «très exagérées». Le porte-parole du département d’État, James Rubin, a relevé aussi que les États-Unis ne voulaient pas d’«efforts mal préparés devant conduire à des pertes en vies humaines tragiques ou inutiles». Il a cité comme première étape de l’organisation de l’opposition irakienne la réconciliation en septembre de deux factions rivales kurdes, dans le nord du pays, sous l’égide des États-Unis. «Nous avons l’intention de renforcer et intensifier notre travail politique avec les dirigeants de l’opposition», a ajouté James Rubin en précisant que l’administration entendait œuvrer de concert avec le Congrès à ce sujet.
Les États-Unis éviteront toute précipitation dans l’aide à l’opposition irakienne, qu’ils souhaitent structurer dans un premier temps avant d’envisager de l’armer, par crainte de voir Saddam Hussein écraser dans le sang tout soulèvement. «Nous ne voulons pas être engagés dans un processus prématuré qui pourrait avoir pour résultat la mort de nombreuses personnes et ne pas être efficace. Nous ne voulons pas rééditer» cette erreur, a souligné lundi le secrétaire d’État adjoint américain pour le Proche-Orient, Martin Indyk. Le diplomate faisait allusion à l’aide accordée par les États-Unis, par l’intermédiaire de la CIA, la centrale américaine de renseignement, à des mouvements d’opposants kurdes dans le nord de l’Irak que Saddam Hussein a écrasés en 1996. Il n’est pas question non plus pour...