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Actualités - Chronologie

Voile - Route du Rhum Trois candidats à la victoire

Un tri implacable s’est opéré dans les ambitions des concurrents de la Route du Rhum au point qu’il ne restait mercredi que trois candidats probables à la victoire finale. Leader depuis une semaine, Laurent Bourgnon semble voguer vers une deuxième victoire consécutive dans la transat, ce qui constituerait un record. Mais le skipper de Primagaz ne peut relâcher son effort car dans son sillage Alain Gautier (Brocéliande) et Marc Guillemot (Biscuits La Trinitaine) sont prêts à exploiter la moindre défaillance. Les trois navigateurs, progressant à marche forcée, étaient attendus vendredi soir ou samedi matin à Pointe-à-Pitre où le vainqueur améliorerait de deux jours le record de la traversée effectuée en deux semaines en 1994. Continuant à un train d’enfer, Bourgnon ne se trouvait plus qu’à 828 milles du but mercredi en milieu de journée. Gautier accusait un retard de 27 milles et Guillemot de 43 milles. «Tout peut se jouer autour de la Guadeloupe», a déclaré Bourgnon, rappelant la mésaventure survenue en 1990 à Mike Birch qui, comptant 150 milles d’avance, s’était fait doubler par Philippe Poupon dans les dernières heures. Les pronostics occupent les conversations Malgré tout, les pronostics commencent à occuper les conversations de la flotte. «Laurent sera forcément premier ou deuxième mais je sens bien Gautier qui fait une course intelligente», a commenté François-René Carluer. «Je vois Primagaz gagner, ça c’est clair. En revanche, ça va être serré entre Gautier et Guillemot», a commenté Hervé Cléris. «J’ai toujours vu Laurent et Guillemot sur le podium. Je suis très content de voir Gautier se battre après tous les problèmes qu’il a eus avec son bateau», a déclaré le Suisse Steve Ravussin. «C’est vrai qu’en tête ils ont accéléré», a noté Francis Joyon. «Mais», a-t-il sagement rappelé, «le vent n’est pas établi jusqu’à la fin». La lutte acharnée des monocoques Loin derrière les multicoques, les monocoques de la Route du Rhum se livrent une lutte tout aussi acharnée. Après un long chassé-croisé entre Thomas Coville et Catherine Chabaud, c’est Jean-Luc Van den Heede qui a pris le commandement depuis mardi à la barre d’Algimouss. Il était pointé, mercredi à mi-journée, avec 30 milles d’avance sur Coville (Aquitaine Innovation) et 52 milles sur Chabaud (Whirlpool-Europe 2). Le vieux loup de mer – Van den Heede a disputé quatre tours du monde dont deux Vendée Globe et deux BOC Challenge – réussit pour l’instant un sans-faute sur son vieux bateau étroit. «Je suis parti très à l’ouest et pour l’instant, ça paie. La dernière nuit a été pénible avec peu de vent. Depuis ce matin, ça va mieux et j’attends un gros coup de vent (jusqu’à 40 nœuds) à négocier avant de descendre sur la Guadeloupe», a-t-il dit mercredi. Van den Heede a repris les commandes de la course en choisissant de rester plus au nord que ses deux rivaux. «J’ai pris une option sud pour ménager ma vieille dame (ndlr: sa grand-voile qui a déjà fait beaucoup de milles) mais pour l’instant, ce n’est pas terrible», a noté Thomas Coville. «VDH nous a carrément mis une longueur d’avance mais je ne vais pas laisser tomber. Sinon, j’ai la mère Catherine qui n’est pas très loin. La suite ne va pas être facile», a-t-il ajouté. De son côté, Catherine Chabaud, actuelle troisième, espère se venger dans les alizés. «Jean-Luc sait piloter son bateau à merveille. Il fait une superbe course. En plus, ça me fait plaisir de voir ce bateau devant (ndlr : c’est celui avec lequel la navigatrice a fait le Vendée Globe)», a-t-elle déclaré.
Un tri implacable s’est opéré dans les ambitions des concurrents de la Route du Rhum au point qu’il ne restait mercredi que trois candidats probables à la victoire finale. Leader depuis une semaine, Laurent Bourgnon semble voguer vers une deuxième victoire consécutive dans la transat, ce qui constituerait un record. Mais le skipper de Primagaz ne peut relâcher son effort car dans son sillage Alain Gautier (Brocéliande) et Marc Guillemot (Biscuits La Trinitaine) sont prêts à exploiter la moindre défaillance. Les trois navigateurs, progressant à marche forcée, étaient attendus vendredi soir ou samedi matin à Pointe-à-Pitre où le vainqueur améliorerait de deux jours le record de la traversée effectuée en deux semaines en 1994. Continuant à un train d’enfer, Bourgnon ne se trouvait plus qu’à 828 milles du but...