Le programme des festivités a été entaché, dès son lancement il y a un an, de polémiques reflétant les divisions du pays. Dans sa forme finale, le programme officiel se compose d’un pot-pourri de 269 festivités comprenant une chasse au trésor, des spectacles, une exposition de fleurs ainsi que des cérémonies de commémoration pour les soldats tués au combat et les juifs exécutés par les nazis durant la Deuxième Guerre mondiale. Un gala surnommé les «Cloches du Jubilé», le 30 avril à Jérusalem, sera le point d’orgue de ce programme. Mais au moment où le processus de paix traverse une crise aiguë, la très grande majorité des nombreux dirigeants étrangers invités ont décliné l’invitation. La seule personnalité de premier plan ayant répondu présent sera le vice-président américain Al Gore. Des querelles de personnes, des disputes sur les dépenses et les batailles idéologiques ont déchiré le comité d’organisation formé par le premier ministre Benjamin Netanyahu. Les antagonismes ont atteint un tel point que trois présidents de ce comité ont démissionné, tandis que le ministre du Tourisme, Moshé Katzav, qui devait surperviser l’opération, a également renoncé, en accusant des proches de M. Netanyahu de lui mettre des bâtons dans les roues. Confronté à un brutal ralentissement économique, le gouvernement a en outre réduit de 50 à 30 millions de dollars le budget des festivités, alors que des divergences apparaissaient sur ce que Israël devait célébrer. Pour le gouvernement formé il y a deux ans par M. Netanyahu, soutenu par une coalition de nationalistes de droite, de nouveaux immigrants d’origine russe et de formations ultra-orthodoxes, la priorité devait être accordée aux victoires militaires, aux succès technologiques et au retour des juifs en «Eretz Israël» (la terre d’Israël). La diffusion récente par la télévision publique de deux des vingt épisodes d’un documentaire historique présentant le point de vue des Arabes a ainsi provoqué la colère de la droite israélienne. Une autre controverse a éclaté lorsque le gouvernement a accordé plus de 100.000 dollars aux colons extrémistes vivant dans la ville de Hébron, en Cisjordanie, pour un rassemblement nationaliste qui s’est tenu le 12 avril. Le gouvernement a refusé de participer au financement des festivités organisées par des groupes de gauche opposés à la colonisation juive. Le président du comité d’organisation, Doron Shmueli, a récemment jeté de l’huile sur le feu en ordonnant de retirer d’un clip vidéo officiel sur le cinquantenaire toutes les images évoquant les accords d’autonomie, notamment la célèbre poignée de main à la Maison-Blanche entre le président palestinien Yasser Arafat et Yitzhak Rabin. «Je ne permettrai pas qu’Arafat soit d’une façon ou d’une autre associé aux célébrations du jubilé», a expliqué M. Shumeli. (AFP)
Le programme des festivités a été entaché, dès son lancement il y a un an, de polémiques reflétant les divisions du pays. Dans sa forme finale, le programme officiel se compose d’un pot-pourri de 269 festivités comprenant une chasse au trésor, des spectacles, une exposition de fleurs ainsi que des cérémonies de commémoration pour les soldats tués au combat et les juifs exécutés par les nazis durant la Deuxième Guerre mondiale. Un gala surnommé les «Cloches du Jubilé», le 30 avril à Jérusalem, sera le point d’orgue de ce programme. Mais au moment où le processus de paix traverse une crise aiguë, la très grande majorité des nombreux dirigeants étrangers invités ont décliné l’invitation. La seule personnalité de premier plan ayant répondu présent sera le vice-président américain Al Gore. Des...
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