Avoir un mari passant l’essentiel de son temps au bureau ne peut en aucun cas justifier une infidélité de la part de l’épouse. Telle est la conclusion du jugement prononcé par la justice italienne dans une affaire d’adultère, vite baptisée par la presse de «verdict Stakhanov», du nom du héros du travail soviétique. Lasse de ne jamais voir son mari, trop absorbé par ses occupations professionnelles, et excédée par une belle-mère envahissante, Annamaria avait fini par céder au charme d’un responsable de l’armée de l’air dans sa bonne ville d’Ancine. Le mari, Giorgio, eut vent de la liaison en trouvant la photo de l’amant dans le sac à main de sa femme et en découvrant dans la commode de la chambre conjugale une lettre plus qu’explicite. Lors du jugement en première instance de la procédure de divorce, Annamaria fut déboutée de sa demande de pension alimentaire, le juge estimant que l’adultère ne bénéficiait pas de circonstances atténuantes. De même, la cour a refusé de condamner le mari trompé qui, sur le coup de la colère, trouva le temps entre deux rendez-vous de gifler la femme infidèle. En confirmant le verdict, la Cour de cassation a relancé le débat en Italie sur les relations intra et extraconjugales. Federica Rossi Gasparrini, présidente de la très influente Fédération des femmes au foyer (Federcasalinghi), a trouvé quelque excuse à l’épouse délaissée. «La solitude est un sentiment que ressent toute épouse dont le mari est excessivement impliqué dans son travail, surtout si elle est seule responsable de l’éducation des enfants», a-t-elle estimé. «Cela (l’infidélité) peut arriver. Je peux comprendre la femme à la recherche d’un soutien moral ou d’une passade. Je ne dis pas qu’il faut pardonner, mais cela peut se comprendre». Maretta Scoca, porte-parole du parti centriste UDR pour les questions familiales, est, elle, beaucoup moins compréhensive. «Cet arrêt est important, car il met un frein aux interprétations élastiques (du lien matrimonial)», a-t-elle dit.
Avoir un mari passant l’essentiel de son temps au bureau ne peut en aucun cas justifier une infidélité de la part de l’épouse. Telle est la conclusion du jugement prononcé par la justice italienne dans une affaire d’adultère, vite baptisée par la presse de «verdict Stakhanov», du nom du héros du travail soviétique. Lasse de ne jamais voir son mari, trop absorbé par ses occupations professionnelles, et excédée par une belle-mère envahissante, Annamaria avait fini par céder au charme d’un responsable de l’armée de l’air dans sa bonne ville d’Ancine. Le mari, Giorgio, eut vent de la liaison en trouvant la photo de l’amant dans le sac à main de sa femme et en découvrant dans la commode de la chambre conjugale une lettre plus qu’explicite. Lors du jugement en première instance de la procédure de divorce,...
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