Trente-sept ans jour pour jour après l’écrasement du débarquement anticastriste organisé par la CIA dans la Baie des Cochons, des dizaines de milliers de Cubains ont participé dimanche à des entraînements militaires de défense de l’île communiste. La mobilisation patriotique a cependant fait pâle figure face à l’invasion du Malecon, le boulevard de front de mer de La Havane, par des milliers de curieux désireux d’assister à une compétition d’aqua-bike devant le littorale de la capitale. Les sirènes d’alarme antiaérienne du pays ont hululé à l’unisson dimanche matin, donnant le coup d’envoi à des exercices de tir et de défense civile ainsi qu’à des exposés sur la théorie de «guerre de tout le peuple». Militaires, réservistes, miliciens, mais aussi travailleurs dans les entreprises, écoliers et collégiens en uniforme de «pionniers» étaient appelés à participer à ce «jour national de la défense». La bonne préparation du ministère de l’Industrie sidéromécanique et électronique pour faire face à une agression militaire a été récompensée par la remise solennelle d’un drapeau. Cette journée de mobilisation était placée sous le signe de la victoire, voici 37 ans, sur les détachements anticastristes débarqués dans la Baie des Cochons (côté sud de Cuba). Le lieu exact de l’intervention avait été révélé aux autorités cubaines par un mercenaire engagé dans cette aventure, selon un témoignage inédit publié dimanche par l’hebdomadaire Juventud Rebelde des Jeunesses communistes. Hector Gallo Portieles, aujourd’hui âgé de 75 ans, était à l’époque second secrétaire et chargé d’affaires à l’ambassade de Cuba à San Jose de Costa Rica. Il a raconté à l’hebdomadaire comment un homme habillé à la manière typique d’un souteneur (chaussures bicolore, pantalon blanc à pattes d’éléphant et ceinture haute) lui avait fourni un document codé, heureusement accompagné de la clé de décodage donnant des détails sur l’opération projetée. Les précieux documents avaient été ensuite convoyés jusqu’à La Havane par l’écrivain costaricien Carlos Luis Falla qui les avait dissimulés dans le rembourrage d’épaule de sa veste. Ce stratagème n’avait pas échappé à la sagacité des policiers de la sécurité à l’aéroport de La Havane, intrigués par cet «homme à l’épaule plus haute que l’autre»: les renseignements étaient arrivés à destination... La date du débarquement qui figurait dans ce document — le 24 février — «a été à la vérité le seul élément à ne pas être vérifié par les faits», a remarqué M. Gallo. L’attaque avait été précédée le 15 avril par des bombardements d’objectifs stratégiques, notamment d’aéroports militaires. Le lendemain, un corps expéditionnaire de 1.400 anticastristes débarquait sur la côte marécageuse de la Baie des Cochons. (AFP)
Trente-sept ans jour pour jour après l’écrasement du débarquement anticastriste organisé par la CIA dans la Baie des Cochons, des dizaines de milliers de Cubains ont participé dimanche à des entraînements militaires de défense de l’île communiste. La mobilisation patriotique a cependant fait pâle figure face à l’invasion du Malecon, le boulevard de front de mer de La Havane, par des milliers de curieux désireux d’assister à une compétition d’aqua-bike devant le littorale de la capitale. Les sirènes d’alarme antiaérienne du pays ont hululé à l’unisson dimanche matin, donnant le coup d’envoi à des exercices de tir et de défense civile ainsi qu’à des exposés sur la théorie de «guerre de tout le peuple». Militaires, réservistes, miliciens, mais aussi travailleurs dans les entreprises, écoliers et...
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