De nouvelles affaires de corruption pourraient être révélées
le 21 avril 1998 à 00h00
Un député iranien s’en est violemment pris à l’ancien président Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani pour son soutien au maire de Téhéran Gholamhossein Karbastchi, et a menacé de mettre sur la place publique les noms des ceux qui auraient trempé dans des affaires de corruption avec la municipalité. Le parlementaire, Ahmad Rassoulinejad, dont les propos sont rapportés hier par la presse, est l’un des ténors au courant conservateur, opposé au maire de Téhéran, figure de proue de l’aile réformatrice et inculpé de corruption. M. Rassoulinejad, député de Firouz-Kouh et de Damavand (nord-est de Téhéran), a affirmé que le soutien apporté vendredi dernier au maire par l’ancien président Rafsandjani était «en dessous de sa dignité». Il a ajouté que si de tels propos se répétaient, «il rendrait public en représailles des documents dignes de foi, ainsi que les noms de ceux qui ont empoché de l’argent illégalement», laissant entendre que cela pouvait concerner des membres de la famille de M. Rafsandjani. Par-delà M. Karbastchi, le député a clairement visé la gestion de M. Rafsandjani au cours de ses années de présidence, de 1989 à 1997, et son soutien à l’émergence d’un courant modéré et réformateur, opposé aux conservateurs. «Si M. Rafsandjani avait permis d’enquêter dès l’origine (sur les affaires de corruption au sein de la municipalité) M. Karbastchi n’aurait peut-être pas été impliqué», a-t-il affirmé. Le soutien de l’ancien chef de l’Etat au maire «renforce ma conviction que l’opposition à M. Karbastchi est une opposition aux huit années de gestion de M. Rafsandjani», affirme-t-il. L’ex-président Rafsandjani avait défendu avec force vendredi le maire de Téhéran Gholamhossein Karbastchi et qualifié d’expérience «amère» la crise politique provoquée par son arrestation. «Certains médias ont agi avec insouciance et ont discrédité quelques personnes. Ceci est mauvais et non islamique», a déclaré M. Rafsandjani. M. Rafsandjani dirige aujourd’hui le Conseil de discernement, principale instance d’arbitrage du régime, et reste le premier conseiller du guide de la République islamique Ali Khamenei. Il avait lui-même nommé M. Karbastchi à la tête de la mairie en 1989. M. Karbastchi a été inculpé le 4 avril dernier pour corruption et mis en détention provisoire jusqu’à mercredi dernier. M. Karbastchi, qui dément les accusations portées contre lui, a regagné son bureau dimanche mais la justice iranienne a indiqué que son procès aurait lieu dans deux semaines environ. Il bénéficie du soutien de la gauche et des modérés du régime iranien, qui dénoncent une manœuvre politique du pouvoir judiciaire dominé par les conservateurs pour affaiblir le gouvernement du président Mohammad Khatami. (AFP)
Un député iranien s’en est violemment pris à l’ancien président Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani pour son soutien au maire de Téhéran Gholamhossein Karbastchi, et a menacé de mettre sur la place publique les noms des ceux qui auraient trempé dans des affaires de corruption avec la municipalité. Le parlementaire, Ahmad Rassoulinejad, dont les propos sont rapportés hier par la presse, est l’un des ténors au courant conservateur, opposé au maire de Téhéran, figure de proue de l’aile réformatrice et inculpé de corruption. M. Rassoulinejad, député de Firouz-Kouh et de Damavand (nord-est de Téhéran), a affirmé que le soutien apporté vendredi dernier au maire par l’ancien président Rafsandjani était «en dessous de sa dignité». Il a ajouté que si de tels propos se répétaient, «il rendrait public en...
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