Des substances similaires à la nicotine permettent d’améliorer la mémoire des rats de laboratoire et pourraient être un jour utilisées pour traiter les victimes de la maladie d’Alzheimer, selon des travaux de chercheurs américains. Outre son effet d’accoutumance bien connu des fumeurs, la nicotine provoque dans le cerveau toute une série de réactions, très souvent contradictoires. Si elle dope les capacités de la mémoire, limite les angoisses et apaise la douleur, elle peut aussi, parfois chez les mêmes personnes, accroître la tension artérielle et affoler le rythme cardiaque. Depuis plusieurs années, les chercheurs tentent de mettre au point des substances identiques à la nicotine mais qui ne reproduiraient que ses effets positifs. Une équipe de l’université Duke de Durham (Caroline du Nord) a présenté devant le congrès de la société de neuroscience, réuni depuis dimanche à Los Angeles (Californie), les résultats concluants obtenus sur des rats affectés de lésions similaires à celles existant chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, avec l’un de ces produits, identifié sous le terme AR-R 17779. «Lorsque nous avons injecté ce produit aux rats handicapés vingt minutes avant le test, les animaux ont montré des capacités d’apprentissage renforcées», a expliqué l’auteur principal de l’étude, le docteur Edward Levin. «Cependant, des études complémentaires seront nécessaires pour confirmer ces résultats et les transposer» à l’homme, a précisé le scientifique. Le docteur Levin a d’ores et déjà entamé des recherches pour déterminer l’efficacité des timbres de nicotine, largement utilisés par les fumeurs repentis, sur les victimes de la maladie d’Alzheimer. «Nous savons que la nicotine ou ses dérivés ne constitueront probablement jamais un traitement miracle contre l’Alzheimer mais (...) ils pourraient améliorer la qualité de vie» des malades, a-t-il dit. En attendant les résultats de cette étude annoncée pour 1999, le chercheur a toutefois formellement déconseillé aux malades de prendre des produits à base de nicotine, voire de se mettre à fumer, pour renforcer leur mémoire défaillante.
Des substances similaires à la nicotine permettent d’améliorer la mémoire des rats de laboratoire et pourraient être un jour utilisées pour traiter les victimes de la maladie d’Alzheimer, selon des travaux de chercheurs américains. Outre son effet d’accoutumance bien connu des fumeurs, la nicotine provoque dans le cerveau toute une série de réactions, très souvent contradictoires. Si elle dope les capacités de la mémoire, limite les angoisses et apaise la douleur, elle peut aussi, parfois chez les mêmes personnes, accroître la tension artérielle et affoler le rythme cardiaque. Depuis plusieurs années, les chercheurs tentent de mettre au point des substances identiques à la nicotine mais qui ne reproduiraient que ses effets positifs. Une équipe de l’université Duke de Durham (Caroline du Nord) a...
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