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Actualités - Chronologie

Le bout du tunnel

Après vingt-cinq ans passés à creuser pour explorer un tunnel, un archéologue amateur a décidé de s’opposer par tous les moyens à la municipalité de Manchester (nord-ouest de l’Angleterre) qui veut en murer l’entrée. Harry Smith, 64 ans, ancien mineur de fond et pilier de la Winsford Industriel Archaeology Society, dans le Cheshire, est obsédé par le mystère du «tunnel perdu» du duc de Bridgewater, construit vers 1760 pour acheminer le charbon des mines de Salford à travers la ville de Manchester. Personne ne sait en effet où émerge ce canal, enfoui à dix mètres sous le centre-ville, qui était à l’époque profond de 1,50 mètres et assez large pour que deux barges se croisent. «Je veux en voir la fin avant de mourir», martèle Harry Smith, sans tenir compte des multiples ultimatums de la mairie qui souhaite vendre le terrain où commence le tunnel. «Ils veulent y installer un de leurs stupides cafés, explique-t-il, leur idée est d’y mettre un sol en verre pour que les clients puissent voir l’entrée du tunnel en dînant!». Une idée intolérable pour cet homme entêté, qui n’a pu déblayer que quinze mètres de tunnel depuis 1973, pour y trouver des bouteilles de bière et des pots de confiture du XVIIIe siècle. A la mairie, qui lui a adressé une mise en demeure de quitter les lieux avant le week-end prochain, il répond qu’il est prêt à tout pour arriver à ses fins et qu’il connaît plusieurs accès pour continuer sa tâche clandestinement. (AFP)
Après vingt-cinq ans passés à creuser pour explorer un tunnel, un archéologue amateur a décidé de s’opposer par tous les moyens à la municipalité de Manchester (nord-ouest de l’Angleterre) qui veut en murer l’entrée. Harry Smith, 64 ans, ancien mineur de fond et pilier de la Winsford Industriel Archaeology Society, dans le Cheshire, est obsédé par le mystère du «tunnel perdu» du duc de Bridgewater, construit vers 1760 pour acheminer le charbon des mines de Salford à travers la ville de Manchester. Personne ne sait en effet où émerge ce canal, enfoui à dix mètres sous le centre-ville, qui était à l’époque profond de 1,50 mètres et assez large pour que deux barges se croisent. «Je veux en voir la fin avant de mourir», martèle Harry Smith, sans tenir compte des multiples ultimatums de la mairie qui...