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Actualités - Chronologie

Sur les bancs des universités parisiennes

Les chefs historiques des Khmers rouges, dont le nom est lié au génocide d’un million de Cambodgiens, ont tous fait leurs études à Paris dans les années 50. Certains se connaissaient déjà avant leur séjour en France. Ieng Sary, futur premier ministre adjoint du Kampuchéa démocratique, a rencontré Saloth Sar, le futur Pol Pot, sur les bancs du lycée Sisowath de Phnom Penh en 1947. Tous ont découvert le marxisme et l’ultra-nationalisme dans les rangs de l’Union des étudiants khmers à Paris. Venu en France en 1949 avec une bourse d’études, Pol Pot, qui deviendra le numéro un des Khmers rouges, a suivi des cours à l’Ecole de radio-électricité de Paris, sans y obtenir son diplôme. Il y a cependant découvert sa véritable passion pour la dictature du prolétariat, «façon Staline» et adhérera au PC français, au début des années 50. Ieng Sary, qui a déjà participé à une grève étudiante au Cambodge, le rejoint à Paris en 1951. Il rentrera au Cambodge en 1957 avec un diplôme de l’Institut des sciences politiques. En France, il se marie avec Khieu Thirit, une Cambodgienne dont Pol Pot, épousera la sœur, Khieu Ponnary, en 1953, après son retour à Phnom Penh. Son Sen, ancien chef des forces armées sous les Khmers rouges (1975-1979), qui a été exécuté en juin 1997, avait fait la connaissance de Pol Pot à Paris où tous deux fréquentaient les mêmes cercles marxistes. Son Sen étudia la pédagogie pendant plus de quatre ans dans la capitale française avant d’enseigner au Cambodge. Khieu Samphan, actuel chef politique du mouvement rebelle, est l’auteur d’une thèse de doctorat en droit soutenue en 1959 à Paris, intitulée «L’économie du Cambodge et ses problèmes d’industrialisation» qui a servi de base aux décisions du Parti communiste du Kampuchéa (PCK). Il reviendra dans la capitale française 30 ans plus tard pour y négocier les accords de paix sur le Cambodge. (AFP)
Les chefs historiques des Khmers rouges, dont le nom est lié au génocide d’un million de Cambodgiens, ont tous fait leurs études à Paris dans les années 50. Certains se connaissaient déjà avant leur séjour en France. Ieng Sary, futur premier ministre adjoint du Kampuchéa démocratique, a rencontré Saloth Sar, le futur Pol Pot, sur les bancs du lycée Sisowath de Phnom Penh en 1947. Tous ont découvert le marxisme et l’ultra-nationalisme dans les rangs de l’Union des étudiants khmers à Paris. Venu en France en 1949 avec une bourse d’études, Pol Pot, qui deviendra le numéro un des Khmers rouges, a suivi des cours à l’Ecole de radio-électricité de Paris, sans y obtenir son diplôme. Il y a cependant découvert sa véritable passion pour la dictature du prolétariat, «façon Staline» et adhérera au PC français,...