Le culte des reliques chrétiennes, à qui sont attribués des pouvoirs miraculeux, est né cent ans après la mort du Christ, quand les restes des premiers martyrs torturés ou dévorés par les fauves furent récupérés, gardés secrètement et vénérés. Malgré le fait qu’à l’époque, être en contact avec un cadavre signifiait devenir impur, les chrétiens considéraient que les restes humains avaient des pouvoirs extraordinaires. Les restes des saints et des martyrs commencèrent alors à être volés, vendus ou achetés et surtout divisés en morceaux à chaque fois plus petits. Au Moyen-Age, période d’or des reliques, on pensait que le fait de les toucher ou de prier devant elles soignait les malades, éloignait les ennemis et les voleurs, protégeait les villes assiégées. Ce fut l’époque où elles se multiplièrent et furent éparpillées. Selon le spécialiste anglais James Bentley, auteur d’un livre sur l’histoire des reliques, «Les Ossements sans paix», et qui s’est notamment basé sur les inventaires des églises, il existe au moins six corps de Marie Madeleine, quatre têtes de Saint Grégoire, et un nombre indéterminé de têtes de Saint Jean-Baptiste qui fut décapité. Des nombrils A défaut de corps, les chrétiens commencèrent à vénérer les «larmes» du Christ, les «nombrils» du Christ dont l’un se trouve dans l’église Santa Maria del Popolo au centre de Rome, le «prépuce» du Christ, la queue de l’âne sur lequel il entra à Jérusalem, les habits des saints et saintes et même les instruments avec lesquels ils furent torturés. L’Eglise catholique approuve dans de nombreux cas la vénération des reliques même si leur authenticité n’est pas démontrée, comme dans le cas du suaire de Turin. La basilique romaine de Saint-Jean de Latran compte outre un crâne de Saint Pierre, une des reliques les plus vénérées, «le saint escalier», 28 marches de marbre qui, selon la tradition, sont celles du palais de Ponce Pilate à Jérusalem, emprunté par Jésus. Les papes ont au cours des siècles manifesté leur respect devant son pouvoir spirituel. La «langue» de Saint Antoine restée mystérieusement intacte depuis tant de siècles et conservée à Padoue (nord-est) est aussi particulièrement vénérée. De même, le mystère demeure sur la liquéfaction du sang de Saint Janvier conservé dans deux ampoules depuis 400 ans dans la cathédrale de Naples (Sud). Trois fois par an, le «miracle» de la liquéfaction se reproduit devant des milliers de fidèles. Mais le «saint suaire» de Turin qui selon la tradition a enveloppé le corps du Christ est sans conteste la relique la plus énigmatique, celle qui soulève toutes sortes de débats tant scientifiques que théologiques sur son authenticité. (AFP)
Le culte des reliques chrétiennes, à qui sont attribués des pouvoirs miraculeux, est né cent ans après la mort du Christ, quand les restes des premiers martyrs torturés ou dévorés par les fauves furent récupérés, gardés secrètement et vénérés. Malgré le fait qu’à l’époque, être en contact avec un cadavre signifiait devenir impur, les chrétiens considéraient que les restes humains avaient des pouvoirs extraordinaires. Les restes des saints et des martyrs commencèrent alors à être volés, vendus ou achetés et surtout divisés en morceaux à chaque fois plus petits. Au Moyen-Age, période d’or des reliques, on pensait que le fait de les toucher ou de prier devant elles soignait les malades, éloignait les ennemis et les voleurs, protégeait les villes assiégées. Ce fut l’époque où elles se...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.