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Actualités - Reportage

Les expositions de la semaine

Double exposition de calligraphie arabe stylisée à la galerie Zaman, rue Sadate, jusqu’au 2 mai. Rétrospective d’une part des œuvres du «calligraphe des rois», cheikh Nassib Makarem et présentation d’une soixantaine de toiles de son fils le Dr Sami Makarem. Koufi, soulous, diwani et perse.... Des versets du Coran en lettres d’or se détachent sur un fond de verre bleu ou noir, mais restent dans le classique, le linéaire. Dix-sept toiles réalisées entre les années 30 et le début des années 70, serties de cadres d’époque, montrent la diversité des styles calligraphiques de cheikh Nassib. Réunies sous le titre «Danse des couleurs et des lettres» les calligraphies signées Sami Makarem ont un air de liberté. En lettres arrondies, des versets du Coran, des vers signés Gebran ou même Sami Makarem dessinent une joyeuse farandole sur fond d’aquarelle en camaïeu, pastel ou acrylique. La galerie Noah’s Ark accroche jusqu’au 25 avril une cinquantaine de toiles de Vartan Tashdjian. A l’huile ou à l’- aquarelle et l’encre, Tashdjian -né au Liban mais résidant à Chypre- représente des paysages marins ou ruraux chypriotes, d’anciens sites et villages libanais, de vieux quartiers, des bâtisses anciennes de Larnaca comme de Beyrouth ainsi que des bouquets de fleurs sauvages... L’artiste autodidacte a un parcours assez particulier. Diplômé de l’AUB en mathématiques, Tashdjian, installé depuis 1975 à Larnaca, a porté simultanément les casquettes de peintre, de comédien, de metteur en scène et de décorateur de théâtre. Cette diversité d’intérêts artistiques trouve son équivalent dans la multiplicité des styles picturaux exposés. Il y a d’une part, les embarcations à voiles sagement amarrées dans les ports de plaisance. Des vues reproduites en transparences au moyen de touches de couleurs pastel revêtues d’une multitude de hachures fines à l’encre. Et d’autre part des façades d’immeubles anciens aux lignes architecturales, des villages en monochrome rappelant le style cubique et des forêts automnales, des clairières printanières traitées par tachisme... «L’Art graphique au Liban»: c’est le thème choisi pour l’exposition organisée par l’ALUMNI de la LAU, et qui se tient jusqu’au 30 avril, au campus, salle Cheikh Zayed, rue Mme Curie. Prêtées par des collectionneurs, une centaine de gravures réalisées entre 1950 et 1997 par cinquante-quatre artistes libanais forment une large palette de styles et retracent l’évolution de l’art de l’estampe chez nous durant près d’un demi-siècle. C’est à partir du début des années cinquante que les ateliers de gravures vont éclore au Liban. Chafic Abboud s’initia le premier à ce moyen d’expression, suivi bientôt par Halim Jurdak, Yolande Labaki, Yvette Achkar, Aref el-Rayess, Assadour Torossian, Nadia Saikaly, Hussein Madi, Ali Chams, Mouna Bassili-Sehnaoui, Mohammad el-Rawas, Jamil Molaeb, Chawki Chamoun... Une liste non exhaustive de peintres-graveurs réunis dans cette exposition collective. Chemavonian au Collège Saintes Hripsimiantz Le Collège Saintes Hripsimiantz, Fanar, présente jusqu’au 30 avril quarante-cinq huiles de Chemavon Chemavonian. Paysages d’Arménie, tristes, dévastés, reproduits dans une palette de couleurs éteintes relevées de pointes de rouge flamboyant et de jaune d’or. Beaucoup d’églises, de monastères perdus dans des étendues semi-désertiques, le mont Ararat au crépuscule... Les toiles de Chemavonian baignent dans une atmosphère mystique. A mi-chemin entre le figuratif et l’abstraction lyrique, ses peintures sont travaillées dans une pâte épaisse, étalée par larges aplats au couteau. Dans le même registre, des visages de femmes au regard serein et mélancolique à la fois semblent émerger d’un bouquet de couleurs posées par touches façon mosaïque... Inauguration de la salle d’exposition du Club des Anciens de la Sagesse, Achrafieh, par une exposition des œuvres d’Antoine Matar. Le vernissage a lieu ce soir, 17h, et l’accrochage se tiendra jusqu’au 26 avril. Sur les cimaises toutes neuves, une soixantaine d’aquarelles et de pastels égrènent, d’une touche classique, des images du patrimoine libanais. Des paysages de mer et de montagne. D’anciennes demeures et de vieilles pierres baignées de lumière. De gros plans sur un mandaloun, des chaises en paille tressée, un étalage de fruits et légumes du terroir. Ainsi que des images du Beyrouth d’antan: toits de tuiles rouges, balcons en fer forgé, arcades vitrées, palmiers et vue sur la mer...
Double exposition de calligraphie arabe stylisée à la galerie Zaman, rue Sadate, jusqu’au 2 mai. Rétrospective d’une part des œuvres du «calligraphe des rois», cheikh Nassib Makarem et présentation d’une soixantaine de toiles de son fils le Dr Sami Makarem. Koufi, soulous, diwani et perse.... Des versets du Coran en lettres d’or se détachent sur un fond de verre bleu ou noir, mais restent dans le classique, le linéaire. Dix-sept toiles réalisées entre les années 30 et le début des années 70, serties de cadres d’époque, montrent la diversité des styles calligraphiques de cheikh Nassib. Réunies sous le titre «Danse des couleurs et des lettres» les calligraphies signées Sami Makarem ont un air de liberté. En lettres arrondies, des versets du Coran, des vers signés Gebran ou même Sami Makarem dessinent une...