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Actualités - Chronologie

Les femmes sont moins impressionnées par la réalité virtuelle

Les femmes se laisseraient moins abuser par la réalité virtuelle, selon une étude française sur l’organe de l’équilibre, publiée dans le premier numéro du mensuel Neurosciences du groupe anglo-saxon Nature. Le système vestibulaire, organe de l’équilibre, qui décode les signaux de l’oreille interne, permet de maintenir la position debout ou de s’apercevoir que l’on tombe, d’après divers mouvements (rotations, inclinaisons...). Dans le cerveau, les relais de l’oreille interne reçoivent en permanence des informations visuelles de vérification. Des chercheurs du Collège de France-CNRS (Paris, laboratoire de physiologie de la perception et de l’action) ont testé l’influence d’un environnement virtuel trompeur sur le système vestibulaire de 13 hommes et 13 femmes, âgés de 21 ans en moyenne. Leur capacité à évaluer l’amplitude des rotations réelles d’une chaise pivotante, animée par un robot, a d’abord été mesurée, dans le noir. Les volontaires, toujours assis sur cette chaise, se sont ensuite retrouvés dans une pièce virtuelle. La «réalité virtuelle» leur faisait passer un vrai demi-tour (rotation de 180 degrés) de leur siège pour un quart de tour (rotation de 90 degrés), sans qu’aucun des volontaires ne s’aperçoive de la supercherie. Après 45 minutes de virtuel, ils ont été à nouveau testés dans l’obscurité pour savoir si les fausses indications visuelles avaient induit des changements. Surprise, les femmes ont une plus grande capacité de résistance à la tromperie du virtuel: en moyenne, la fiabilité d’appréciation de la rotation réelle de la chaise, par rapport aux performances de départ, a été réduite de 33% chez les hommes et de 15% chez les femmes après le passage dans le virtuel. Les plus faibles réductions (4%) ont été observées parmi les femmes, les plus fortes (64%) parmi les hommes. «C’est la première fois que l’on note une telle différence entre les deux sexes», note le Dr Isabelle Viaud-Delmon, co-auteur de l’étude. «Plus grande capacité d’adaptation des hommes ou simplement plus grande facilité de leur part à se laisser abuser, l’interprétation dépend de votre point de vue», note Neurosciences. Il semble en tout cas que les cerveaux des hommes et des femmes diffèrent plus encore qu’on ne le pensait, souligne la revue. L’effet trompeur du virtuel n’agit pas durablement, rassure la chercheuse qui l’avait auparavant testé sur elle-même. (AFP)
Les femmes se laisseraient moins abuser par la réalité virtuelle, selon une étude française sur l’organe de l’équilibre, publiée dans le premier numéro du mensuel Neurosciences du groupe anglo-saxon Nature. Le système vestibulaire, organe de l’équilibre, qui décode les signaux de l’oreille interne, permet de maintenir la position debout ou de s’apercevoir que l’on tombe, d’après divers mouvements (rotations, inclinaisons...). Dans le cerveau, les relais de l’oreille interne reçoivent en permanence des informations visuelles de vérification. Des chercheurs du Collège de France-CNRS (Paris, laboratoire de physiologie de la perception et de l’action) ont testé l’influence d’un environnement virtuel trompeur sur le système vestibulaire de 13 hommes et 13 femmes, âgés de 21 ans en moyenne. Leur...