Newt Gingrich qui, à la stupéfaction générale, a annoncé son retrait de la direction du Congrès, est une personnalité hors norme, un «visionnaire» adulé par les uns, honni par les autres, et le principal auteur de «la révolution conservatrice» qui a permis aux républicains de reconquérir le Congrès en 1994. Directement mis en cause par son parti pour les revers subis aux élections législatives de mardi dernier, M. Gingrich, 55 ans, a annoncé qu’il ne se représenterait pas au poste de speaker lorsque la fraction parlementaire de la Chambre choisira le 18 novembre prochain ses dirigeants pour les deux prochaines années. M. Gingrich quittera également, d’ici la fin de l’année, son siège à la Chambre où il représente une circonscription de Georgie depuis 1978, a affirmé à la télévision Bob Barr, un autre élu républicain de Georgie. Fer de lance et principal idéologue de la «révolution conservatrice», qui avait ramené les républicains au pouvoir au Congrès en 1994, M. Gingrich est un orateur de talent, dont les prises de position souvent polémiques lui valent une réputation controversée. Se comparant volontiers à Napoléon ou Winston Churchill, M. Gingrich est un ancien professeur d’histoire d’un petit collège de Georgie. Grand amateur de dinosaures, il exposait une tête d’un tyrannosaurus Rex dans son bureau au Congrès. À la différence de nombre de ses collègues, M. Gingrich est un «internationaliste» qui n’écartait pas l’idée d’une candidature à la Maison-Blanche en l’an 2000. Mais l’opinion publique restait sérieusement divisée à son égard. Auprès de l’opinion publique, son image avait pâti d’une autre confrontation avec M. Clinton sur le budget qui s’était soldée par deux fermetures des services publics en 1995-96. Aux élections législatives de novembre 96, les démocrates avaient largement utilisé l’image du speaker dans leurs publicités pour attaquer les républicains. «Il ne bénéficie pas du respect qu’on accorde généralement à un speaker», soulignait récemment Thomas Mann, politologue à l’institut Brookings. Cela résultait en partie d’un scandale qui avait failli lui coûter son poste de président de la Chambre en 1996. À l’époque, la Chambre l’avait officiellement «réprimandé» pour des violations éthiques liées à ses affaires financières et l’avait condamné à payer une amende de 300 000 dollars. Une première dans l’histoire du Congrès.
Newt Gingrich qui, à la stupéfaction générale, a annoncé son retrait de la direction du Congrès, est une personnalité hors norme, un «visionnaire» adulé par les uns, honni par les autres, et le principal auteur de «la révolution conservatrice» qui a permis aux républicains de reconquérir le Congrès en 1994. Directement mis en cause par son parti pour les revers subis aux élections législatives de mardi dernier, M. Gingrich, 55 ans, a annoncé qu’il ne se représenterait pas au poste de speaker lorsque la fraction parlementaire de la Chambre choisira le 18 novembre prochain ses dirigeants pour les deux prochaines années. M. Gingrich quittera également, d’ici la fin de l’année, son siège à la Chambre où il représente une circonscription de Georgie depuis 1978, a affirmé à la télévision Bob Barr, un autre...
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