La salle d’exposition du centre Dunes, Verdun, expose — en collaboration avec la galerie Modus Vivendi, Paris, — les œuvres récentes de Vincent Magni, un jeune peintre et sculpteur français de talent. Une trentaine de toiles grand format, dont trois triptyques, sont habitées par des silhouettes féminines greffées sur fond de formes géométriques aux tonalités modulées. Shématisés, épurés, les personnages de Magni évoluent dans un univers mystérieux, suggéré par les faces sans traits et les postures allusives des corps. «Je souhaite que ma peinture soit le point de départ d’une aventure, qu’il appartient au spectateur de poursuivre», indique l’artiste. En effet, c’est à des confidences furtives, des chuchotements, des conversations secrètes que semblent conviés les visiteurs de l’exposition. Une atmosphère propice aux correspondances et à la rêverie se dégage de «ces regards que l’on ne voit pas, (...) de ces ruelles que l’on devine, de ces mondes intérieurs que l’on devine»... Changement de registre et de matériau avec les «humanobiles», ces sculptures en assemblage de fil de fer qui bougent grâce à des ressorts incorporés dans leur architecture. Toniques et ludiques, ces «statues» d’un genre particulier offrent des faciès éloquents, facétieux et pleins de vie... Jusqu’au 16 novembre. Expo collective à l’Entretemps La galerie L’Entretemps, Mansourieh, accueille jusqu’au 28 novembre cinq jeunes peintres: Aram Jughian, Chawki Youssef, Nada Yammine, Kabalan Samaha et Selwan Ibrahim. Toujours fidèle à son style «récupération», Aram Jughian mêle dans ses toiles pétales de fleurs, morceaux de tôle, plâtre et pigments multicolores. Des tableaux haut en couleurs… Style abstrait et tons sourds sur grands panneaux pour Chawki Youssef qui passe, semble-t-il, par une période de gris. Mixed-médias de Nada Yammine qui greffe sur ses dyptiques unifiés par une même couleur de fond, des minis tableaux à figures répétitives inspirés du style d’AndyWarhol. Tableaux ésotériques de Kabalan Samaha qui «grave» en relief, dans une pâte à base de résine et de pigments, des signes et symboles mystérieux… Enfin, Selwan Ibrahim, nouveau venu au pinceau prometteur, représente, dans une palette gaie et tonique, des sortes de derwiches «joueurs». Peintures ludiques de sages en jupons qui jouent au ballon, avec un cerceau, avec des plumeaux… Au CCF : «Féminités» de Zeina el-Zbeidé Le Centre culturel français, rue de Damas, présente jusqu’au 27 novembre «Féminités» de Zeina el-Zbeidé. Une trentaine de pastels qui mettent en scène la «femme moderne», telle que la conçoit la jeune artiste, diplômée des beaux-arts de l’ALBA et professeur à l’Université de Balamand. Moderne donc, jeune et glamour, la femme au visage sans traits de Zeina el-Zbeidé occupe des toiles à dominante bleue. «Une couleur qui exprime à elle seule une large palette de sentiments allant de la sérénité à la tristesse», indique l’artiste. Parfois seule, d’autres fois cernée de silhouettes multiples, la liane brune, passe par toute une gamme d’émotions et d’états d’âme suggérée par l’attitude du corps. Replié pour dire la lassitude, déhanché lascivement pour évoquer la drague, port de tête altier pour montrer l’assurance, épaules rapprochées pour montrer la complicité, amoureusement abandonnée dans les bras d’un homme ou encore enceinte, tête penchée et main tendrement posée sur le ventre… Des nus, galerie Noah’s Ark Des nus exécutés par une vingtaine d’artistes libanais et arméniens occupent jusqu’au 13 novembre la salle d’exposition Noah’s Ark, Zalka. Nudité féminine, sensuelle, charnelle ou évanescente, à peine suggérée, plantureuse ou décharnée, orientale façon odalisque… Les corps se déploient en des poses et attitudes variées sur les toiles du grand Carzou, de Torossian, d’Helen Khal, de Halim Jurdak, de Martha Hraoui, de Hrair, de Maroun Hakim, de Mouradoff… Douce nostalgie à la contemplation des huiles, pastels, aquarelles et croquis de quatre anciens, de vrais maîtres: Habib Srour au pinceau réaliste, Omar Onsi aux féminités délicates, César Gemayel aux nudités champêtres et Paul Guiragossian aux corps éthérés Mais également, en bronze et en marbre lisse, les sculptures de Mazmanian, Gulène, Ara Chiraz et Boghoss. Quatre artistes arméniens contemporains qui reproduisent — de manière classique ou abstraite — les lignes sinueuses des corps féminins étendus et abandonnés… Les chapeaux à la galerie Zamane La galerie Zamane, rue Sadate, accroche jusqu’au 20 novembre toute une série de croquis de chapeaux des années folles. Tirés de magazines anciens, datant de 1920 à 1930, du «Très Parisien» entre autres, les tableaux accrochés offrent un défilé de mode nostalgique. Et ramènent le visiteur à l’époque des élégantes en capelines, en charlotte, en cloche, en bibi… Et des ténébreux en panama et borsalino… Omayma Ydilbi Soubra au News Café Cimaises fleuries au News Café, rue Clémenceau, où Omayma Ydilbi Soubra expose, jusqu’au 30 novembre, une vingtaine de tableaux. Des huiles et pastels à ton impressionniste célèbrent la nature : paysages d’été, coins de jardins, bouquets et natures mortes aux fleurs… Palette fraîche et composition romantique. Avec notamment, beaucoup de jeunes filles en… fleur.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La salle d’exposition du centre Dunes, Verdun, expose — en collaboration avec la galerie Modus Vivendi, Paris, — les œuvres récentes de Vincent Magni, un jeune peintre et sculpteur français de talent. Une trentaine de toiles grand format, dont trois triptyques, sont habitées par des silhouettes féminines greffées sur fond de formes géométriques aux tonalités modulées. Shématisés, épurés, les personnages de Magni évoluent dans un univers mystérieux, suggéré par les faces sans traits et les postures allusives des corps. «Je souhaite que ma peinture soit le point de départ d’une aventure, qu’il appartient au spectateur de poursuivre», indique l’artiste. En effet, c’est à des confidences furtives, des chuchotements, des conversations secrètes que semblent conviés les visiteurs de l’exposition. Une...