L’«Association Internationale des Etablissements Francophones de Formation à l’Assurance» a organisé, en collaboration avec l’«Association des Compagnies d’Assurances du Liban», un séminaire sur le thème du rapport entre la prévention et l’assurance. Plusieurs sessions ont eu lieu hier et d’autres sont prévues pour aujourd’hui, à l’USJ. Lors des allocutions d’ouverture, l’aspect de la progression de l’espace francophone a été largement soutenu par le président de l’association (AIEFFA), M. Charles Dahdah; MM. Tannous Feghali, président de l’ACAL et Nady Jazzar, coordonnateur du séminaire ont, eux, insisté sur l’importance de la rigueur quant à l’évaluation du risque au moment de la conclusion du contrat. Ce facteur étant, pour ces spécialistes, la clé de voûte de l’avenir de la profession d’assureur au Liban, dans les prochaines années. Les étudiants dans le domaine en question seront, précisément, les assureurs de demain. Si parfois, de mauvaises habitudes ont pu être prises par certains membres de la profession, la formation doit jouer un rôle capital dans l’évolution positive de ce secteur tellement actif au Liban et nécessaire pour tous les citoyens, dans la mesure où l’assurance offre aux Libanais des garanties sérieuses. La solvabilité de la compagnie est sans doute la première qualité requise pour la couverture des sinistres, mais attachée à cette première condition, la rentabilité des compagnies semble être une condition sine qua non. Ensuite, il faut considérer aussi que les risques se démultiplient de façon exponentielle et que, sans doute, seule une croissance globalisée des compagnies pourrait permettre de satisfaire la demande des assurés, à l’avenir. Plus de 140 participants Plus de 140 participants, venus des quatre coins du monde assistent au séminaire. Ainsi, étaient présents hier des enseignants et des professionnels du Bénin, du Burkina, de France, du Maroc, de Roumanie, de Tunisie et du Liban. Plusieurs experts ont participé à ces causeries dont Benoit Clair, directeur d’un centre de prévention et de protection en France. Son intervention a clairement posé le problème de l’assurance en général, le rapport nécessaire avec la prévention, même si les deux démarches sont a priori antinomiques; elles sont liées et vont finalement de pair, vis à vis de la rentabilité et donc de la solvabilité des compagnies. La compétition entre compagnies induit bien trop souvent une négligence dans l’évaluation du risque. La prévention elle, vient, à contrario, des mauvais risques qui doivent être pénalisés. Ainsi, le débat a été lancé par M. Clair: «pas de prévention sans une évaluation sérieuse des risques. En Europe, par exemple, s’agissant d’assurances-constructions, les règlements en vigueur sont parfaits; toutefois, un contrôle, cas par cas, s’impose dans un marché où l’assurance est fortement déficitaire du fait même de l’aspect trop théorique de l’évaluation». Les contrôles des risques doivent donc être renforcés et différents facteurs doivent être pris en compte tel l’environnement. Si la notion de prévention existe depuis toujours, la pratique d’une action systématique est tout à fait récente et sera, selon les experts, l’apanage des compagnies d’assurances, dans l’avenir. Pourtant, la première réaction est d’imaginer pour les assureurs un centrage de l’intérêt dans les actions de prévention, du fait de la diminution corrélative des sinistres; mais par ailleurs, le fait même des sinistres est déterminant pour le calcul des primes et influe directement sur le chiffre d’affaires. le lien entre assurance et prévention réside donc, principalement dans la nécessité d’évaluer correctement les risques, dans leur contexte propre. Hier, les exposés ont, sur ce point, concordé: par la force des choses, assurance et prévention sont intimement liées. Cette situation a des conséquences inévitables sur les actions engagées. Enfin, certains risques sont inassurables car d’une gravité dépassant la capacité disponible dans leur catégorie. Des actions de prévention et de protection peuvent alors rendre ces risques assurables.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’«Association Internationale des Etablissements Francophones de Formation à l’Assurance» a organisé, en collaboration avec l’«Association des Compagnies d’Assurances du Liban», un séminaire sur le thème du rapport entre la prévention et l’assurance. Plusieurs sessions ont eu lieu hier et d’autres sont prévues pour aujourd’hui, à l’USJ. Lors des allocutions d’ouverture, l’aspect de la progression de l’espace francophone a été largement soutenu par le président de l’association (AIEFFA), M. Charles Dahdah; MM. Tannous Feghali, président de l’ACAL et Nady Jazzar, coordonnateur du séminaire ont, eux, insisté sur l’importance de la rigueur quant à l’évaluation du risque au moment de la conclusion du contrat. Ce facteur étant, pour ces spécialistes, la clé de voûte de l’avenir de la...