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Actualités - Chronologie

Inès retrouve les podiums (photo)

Un premier défilé pour Inès de la Fressange, une première ligne pour Olivier Lapidus: les collections de prêt-à-porter ont étrangement évoqué l’atmosphère des examens de fin d’année, avec leurs ratés et leurs satisfecit. Ancien mannequin-vedette chez Chanel, Inès de la Fressange a lancé sa griffe en 1991 et se cantonnait jusqu’à présent à ses salons pour présenter ses créations. Elle a décidé de se lancer dans l’aventure des défilés pour la saison automne-hiver 1998 en dévoilant ses modèles au Carrousel du Louvre. La styliste s’est taillé un joli succès avec une mode sans prétention, «basique», qui pimentait l’éternel masculin-féminin. Las, Inès de la Fressange a voulu une allure «sucrée» pour cet hiver, une lingerie citadine couleur dragée pour des Lolita qui n’existent pas. Une pluie de combinaisons à volants rose pâle, blanc ou bleu ciel, improbables sous nos latitudes, portées avec des mocassins ou des ballerines argentées, barrettes «petite fille» en prime. Mini-jupe Et la femme-enfant du jour ne nous convainc toujours pas le soir lorsqu’elle enfile une robe longue en satin années 50 tout droit sortie d’un catalogue de lingerie. Inès de la Fressange retrouve sa consistance dans les ensembles veste-pantalon taille basse en velours ou laine marine opportunément féminisées par une blouse volantée en mousseline blanche transparente. Peut mieux faire. Olivier Lapidus, qui a repris la maison de son père Ted en 1989, a pour lui l’expérience de la haute couture. Elle transparaît dans les coupes rigoureuses des manteaux et des tailleurs, points forts de sa collection où l’anthracite et le noir dominent pour les tailleurs-pantalon, les mini-jupes (les seules de la saison!) portées avec des blousons. Réminiscence de sa dernière collection de haute couture, la dentelle habille les décolletés des robes du soir ou se dévoile le jour dans la fente d’une jupe. Un clin d’œil à Paco Rabanne pour ses robes-puzzle noires à paillettes hologramme mais à qui (à quoi) donc Olivier Lapidus pensait-il en réalisant ces modèles en satin – veste-pyjama, mini-robe – rouge vermillon et bleu cyan? Bonnes bases, persévérez. (Reuters)
Un premier défilé pour Inès de la Fressange, une première ligne pour Olivier Lapidus: les collections de prêt-à-porter ont étrangement évoqué l’atmosphère des examens de fin d’année, avec leurs ratés et leurs satisfecit. Ancien mannequin-vedette chez Chanel, Inès de la Fressange a lancé sa griffe en 1991 et se cantonnait jusqu’à présent à ses salons pour présenter ses créations. Elle a décidé de se lancer dans l’aventure des défilés pour la saison automne-hiver 1998 en dévoilant ses modèles au Carrousel du Louvre. La styliste s’est taillé un joli succès avec une mode sans prétention, «basique», qui pimentait l’éternel masculin-féminin. Las, Inès de la Fressange a voulu une allure «sucrée» pour cet hiver, une lingerie citadine couleur dragée pour des Lolita qui n’existent pas. Une pluie...