«Je trouve vraiment triste que des gens se servent de mon image pour faire du sensationnalisme aussi vulgaire», s’insurge l’actrice. Le cheveu court et la quarantaine resplendissante, en robe bleu nuit (Ungaro) et quarante-cinq carats de diamants (Van Cleef & Arpels) autour du cou, Sharon Stone tente de discréditer Frank Sanello, l’auteur de «L’instinct nu» (éditions Numéro Un), en affirmant: «Il n’a même pas été capable de donner le vrai prénom de mon père, il m’invente des frères et sœurs et il m’attribue un mari que je ne connais pas.» Ce n’est pas vrai, bien sûr, Frank Sanello n’est pas si incompétent, mais c’est dit avec une telle assurance que personne ne songe à la contredire. Pourtant, l’ouvrage, une biographie non autorisée, s’ouvre par une scène qui correspond tout à fait à l’image que la star donnait d’elle dans «Basic Instinct», le thriller érotique de Paul Verhoeven! Selon Frank Sanello, la star aurait été surprise dans des toilettes pour dames en train de dévorer une infirmière intimidée, pendant une soirée de bienfaisance. La suite de cette biographie reconstitue le parcours chaotique d’une femme plus intelligente que la moyenne qui quitte sa Pennsylvanie natale à dix-sept ans pour devenir mannequin à New York. A vingt et un an, elle part pour Los Angeles. Il lui faudra attendre ses trente-quatre ans, l’âge où, à Hollywood, il est temps pour de nombreuses actrices d’envisager une reconversion, pour réaliser son ambition: devenir une star. Entre-temps, elle a tourné nue pour Playboy et s’est forgé un fort caractère. Beaucoup d’hommes se sont succédé dans sa vie. très peu ont su retenir son intérêt plus de quelques semaines. Frank Sanello y voit la preuve que, sous ses allures de femme fatale, Sharon Stone redoute de se découvrir complètement devant un homme. «La peur de l’intimité», diagnostique le biographe, sans craindre de verser dans la psychologie de comptoir. Ce déséquilibre psychique, cette instabilité affective contribuent à nourrir, à la ville comme à l’écran, son formidable potentiel de séduction. si formidable qu’il lui a valu, jusqu’à son mariage, une réputation de mangeuse d’hommes, qu’elle assume d’ailleurs avec un bel aplomb. L’actrice vient de tourner trois films dans la foulée. Après «Sphere», on la verra dans le remake de «Gloria» puis dans «The Mighty», un film adapté d’un conte pour enfants qu’elle a elle-même produit. A 40 ans, Sharon Stone estime avoir encore devant elle ses plus belles années de carrière. «Je vis actuellement une période dorée», dit-elle.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats «Je trouve vraiment triste que des gens se servent de mon image pour faire du sensationnalisme aussi vulgaire», s’insurge l’actrice. Le cheveu court et la quarantaine resplendissante, en robe bleu nuit (Ungaro) et quarante-cinq carats de diamants (Van Cleef & Arpels) autour du cou, Sharon Stone tente de discréditer Frank Sanello, l’auteur de «L’instinct nu» (éditions Numéro Un), en affirmant: «Il n’a même pas été capable de donner le vrai prénom de mon père, il m’invente des frères et sœurs et il m’attribue un mari que je ne connais pas.» Ce n’est pas vrai, bien sûr, Frank Sanello n’est pas si incompétent, mais c’est dit avec une telle assurance que personne ne songe à la contredire. Pourtant, l’ouvrage, une biographie non autorisée, s’ouvre par une scène qui correspond tout à fait à...