L’ambiance était lourde au sein de l’écurie Prost-Peugeot, dimanche soir à Buenos Aires. Le Grand Prix d’Argentine de Formule 1 venait de se terminer par un nouvel échec. Comme à Melbourne (Australie) et à Sao Paulo (Brésil) quelques semaines plus tôt. Il n’était pas question toutefois de se lamenter, de baisser les bras. «Si on touche actuellement le fond, si on se trouve plus loin qu’on ne le pensait, s’il y a eu une dispersion d’énergie évidente, il faut l’accepter. Nous devons nous soutenir, tous ensemble. Les jours meilleurs arriveront. Surtout ne nous enterrez pas trop vite», déclare Alain Prost. L’objectif fixé, le titre mondial, paraît bien loin. Mais le patron s’était accordé trois ans pour y parvenir. Et il ne revient pas sur ce délai. Pour cette saison cependant, les rêves de quelques succès paraissent repoussés à plus tard. Prost ne se berce pas d’illusions. «On veut revenir très vite à un meilleur niveau. A court terme? Je dirais un mois, un mois et demi. C’est frustrant, car on voudrait aller trop vite. Mais c’est comme cela», estime le quadruple champion du monde. Alain Prost n’ignorait pas, avant le départ pour l’Australie, que les premières courses seraient difficiles. Que ses voitures ne pourraient pas se battre aux avant-postes. Qu’il faudrait attendre pour récolter les premiers fruits des efforts monumentaux de l’écurie. Toutefois, il ne s’attendait pas à vivre une telle épreuve, les problèmes à répétition, notamment au niveau de la boîte de vitesses, de piètres résultats en qualifications, une cascade d’abandons en course. A Buenos Aires, le Français affichait une déception évidente, montrait un visage d’homme soucieux. Pas de doute, Prost Grand Prix traverse une période difficile. Et à tous ceux qui croyaient que sa seule présence suffirait à garantir le succès, à jouer le titre dès la première année, Alain Prost répond par l’évidence. «Non, en FI, il n’y a pas d’homme provientiel», dit-il. Si compétent, si prestigieux soit-il. Ferrari revit Le Grand Prix de Saint-Marin, dans quinze jours à Imola, s’annonce chaud. Après un début de saison marquée par la domination écrasante des McLaren-Mercedes, de Mika Hakkinen, Ferrari a relevé la tête. Michael Schumacher l’a emporté dimanche à Buenos Aires. Et les tifosi se mettent à rêver. Ce que le double champion du monde a réussi en Argentine, tous croient maintenant qu’il peut le renouveler en Italie, sur le circuit Enzo et Dino Ferrari, le terrain de la Scuderia. «Nous pouvons être encore forts à Imola si nous réussissons à franchir un nouveau palier cette semaine durant les essais que nous allons effectuer à Fiorano et au Mugello. Surtout que Goodyear devrait nous procurer des gommes un peu plus performantes», dit d’ailleurs Schumacher. On est toutefois conscient chez Ferrari que la victoire de Buenos Aires ne doit pas faire oublier le formidable potentiel des McLaren-Mercedes. Avant l’ouverture du Championnat début mars à Melbourne, bien des concurrents fixaient au Grand Prix de Saint-Marin, le rendez-vous susceptible de donner une idée plus juste du rapport des forces cette saison. Et si Ferrari peut espérer, Williams en revanche pourrait enregistrer une nouvelle désillusion en Italie…
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’ambiance était lourde au sein de l’écurie Prost-Peugeot, dimanche soir à Buenos Aires. Le Grand Prix d’Argentine de Formule 1 venait de se terminer par un nouvel échec. Comme à Melbourne (Australie) et à Sao Paulo (Brésil) quelques semaines plus tôt. Il n’était pas question toutefois de se lamenter, de baisser les bras. «Si on touche actuellement le fond, si on se trouve plus loin qu’on ne le pensait, s’il y a eu une dispersion d’énergie évidente, il faut l’accepter. Nous devons nous soutenir, tous ensemble. Les jours meilleurs arriveront. Surtout ne nous enterrez pas trop vite», déclare Alain Prost. L’objectif fixé, le titre mondial, paraît bien loin. Mais le patron s’était accordé trois ans pour y parvenir. Et il ne revient pas sur ce délai. Pour cette saison cependant, les rêves de quelques...