Les partisans d’une solution à 29 ans de conflit nord-irlandais abordent un parcours d’obstacles de dix mois qu’ils entendent voir déboucher en février 1999 sur l’inauguration des nouvelles institutions prévues par l’accord de paix. Le premier obstacle a été franchi samedi quand le dirigeant protestant unioniste David Trimble a emporté l’adhésion du comité exécutif de son parti, l’UUP, première formation politique de la province, en dépit d’une opposition significative. Le week-end prochain, les dirigeants républicains du Sinn Fein, l’aile politique de l’IRA et rival de toujours de l’UUP, solliciteront la même approbation lors du congrès de leur parti réuni à Dublin. Là encore, un large assentiment est requis en vue de consolider le cessez-le-feu de huit mois observé par l’Armée républicaine irlandaise. Six semaines de campagne intense s’écouleront avant la tenue de référendums le 22 mai au nord et au sud de l’île d’Irlande, scindée depuis l’accord de partition de 1921. Un oui massif donnerait une caution démocratique au règlement négocié par huit partis politiques protestants et catholiques sous le parrainage de Londres et Dublin. Des élections, le 27 juin, décideront de la représentation respective des deux communautés au sein de la nouvelle assemblée d’Irlande du Nord semi-autonome de 108 membres. La majorité protestante est assurée de dominer numériquement, mais les mécanismes de pondération prévus par les négociateurs de la paix doivent assurer à la minorité catholique une représentation équitable. Londres et Dublin sont anxieux de mettre en place les nouveaux organes prévus dans le texte d’accord avant le mois de juillet, qui marque le début des traditionnelles marches protestantes de l’été, prétexte chaque année à des troubles intercommunautaires lors du passage de ces défilés dans des quartiers catholiques. La constitution d’un conseil d’une dizaine de ministres s’ensuivra donc rapidement. L’inauguration officielle de l’ensemble des nouvelles institutions, assemblée et conseil, flanquées d’un Conseil nord-sud où prendra place le dialogue entre les deux Irlande, pourrait intervenir en février 99. L’accord de paix conclu vendredi prévoit par ailleurs la création de trois commissions qui devront régler d’ici l’an 2000 trois dossiers essentiels pour la consolidation de la paix: la libération anticipée de nombre de prisonniers considérés par les deux camps comme «détenus politiques»; le désarmement de l’IRA et des deux principales milices protestantes qui souscrivent à la paix; la réforme de la police d’Ulster, honnie des catholiques, qui s’accompagnera d’une réduction du dispositif de sécurité dans la mesure où s’éloignera la menace représentée par des groupes dissidents extrémistes issus des deux communautés. Une multitude d’initiatives sont également attendues dans les mois à venir pour contribuer à la réconciliation et à l’essor économique de la plus défavorisée des provinces britanniques. (AFP)
Les partisans d’une solution à 29 ans de conflit nord-irlandais abordent un parcours d’obstacles de dix mois qu’ils entendent voir déboucher en février 1999 sur l’inauguration des nouvelles institutions prévues par l’accord de paix. Le premier obstacle a été franchi samedi quand le dirigeant protestant unioniste David Trimble a emporté l’adhésion du comité exécutif de son parti, l’UUP, première formation politique de la province, en dépit d’une opposition significative. Le week-end prochain, les dirigeants républicains du Sinn Fein, l’aile politique de l’IRA et rival de toujours de l’UUP, solliciteront la même approbation lors du congrès de leur parti réuni à Dublin. Là encore, un large assentiment est requis en vue de consolider le cessez-le-feu de huit mois observé par l’Armée républicaine...
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