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Actualités - Chronologie

Les indiens Chippewas à la chasse aux investisseurs

Les Indiens Chippewas du nord de l’Etat du Minnesota, confrontés au chômage et aux nouvelles restrictions des aides sociales, s’efforcent d’attirer investisseurs américains et étrangers pour doper leur économie anémiée. Six mille Chippewas vivent dans une réserve de 257.876 hectares sur les bords du Red Lake. Leurs ancêtres s’étaient établis dans la région après avoir quitté les grandes batailles contre les Sioux. «Nous faisons de gros efforts pour trouver les moyens de procurer des emplois aux membres» de notre tribu, a déclaré le président du Conseil de la nation de Red Lake, Bobby Whitefeather. Le chômage a toujours été élevé dans cette réserve, et les nouvelles réglementations, exigeant des bénéficiaires de l’aide sociale aux indigents qu’ils recherchent du travail, aiguisent le problème. Quelque 600 familles de la réserve dépendent pour vivre de l’aide de l’Etat. Elles vont devoir maintenant chercher du travail à l’extérieur, alors que l’agglomération la plus proche se trouve à 50 kilomètres et que nombre d’Indiens n’ont pas de moyen de locomotion, explique M. Whitefeather. «Nous nous tournons vers les entreprises pour profiter des possibilités qui peuvent se présenter sur la réserve, notamment par des partenariats avec la tribu pour la fabrication de produits destinés à être exportés dans d’autres régions ou d’autres pays, ou pour former une main-d’œuvre qualifiée», affirme M. Whitefeather. Nation souveraine Le statut de «nation souveraine» dont les Indiens de Red Lake sont extrêmement fiers, donne à leur conseil tribal le pouvoir de négocier directement avec des investisseurs potentiels étrangers. Le gouvernement de la tribu lui fournit bien quelques emplois par l’intermédiaire de trois casinos, dont les revenus sont maigres par rapport à ceux des Oneidas, plus prospères, dans le Wisconsin voisin. Il y a aussi une scierie, un poste de commerce, une pépinière et une société de construction. Mais la tribu, qui revendique 9.000 membres dont 3.000 hors de la réserve, est frappée comme d’autres par l’alcoolisme et par une incidence très élevée de cas de diabète et a des besoins sociaux énormes. Elle a par ailleurs souffert des mesures de protection des ressources en poisson du lac adoptées par le conseil. De terres, il ne lui reste à présent que la réserve et une enclave de 312 kilomètres carrés bordant le Canada sur trois côtés et un lac sur le quatrième. «Avant l’arrivée des colons européens, vers le milieu des années 1800, nous possédions probablement 6 millions d’hectares. En raison de l’empiétement des colons et de leur quête insatiable de terres et de ressources, nos ancêtres ont été forcés de signer un accord en 1863 par lequel ils ont cédé 4,8 millions d’hectares», raconte M. Whitefeather. Chaque mois de juillet, les Chippewas dansent pour célébrer l’anniversaire de l’accord signé en 1889 avec le gouvernement américain reconnaissant les Indiens de Red Lake comme une nation tribale indépendante et souveraine. (AFP)
Les Indiens Chippewas du nord de l’Etat du Minnesota, confrontés au chômage et aux nouvelles restrictions des aides sociales, s’efforcent d’attirer investisseurs américains et étrangers pour doper leur économie anémiée. Six mille Chippewas vivent dans une réserve de 257.876 hectares sur les bords du Red Lake. Leurs ancêtres s’étaient établis dans la région après avoir quitté les grandes batailles contre les Sioux. «Nous faisons de gros efforts pour trouver les moyens de procurer des emplois aux membres» de notre tribu, a déclaré le président du Conseil de la nation de Red Lake, Bobby Whitefeather. Le chômage a toujours été élevé dans cette réserve, et les nouvelles réglementations, exigeant des bénéficiaires de l’aide sociale aux indigents qu’ils recherchent du travail, aiguisent le problème....