Le phénomène climatique El Nino sème la famine et la sécheresse sur son passage en Asie du sud-est, selon des scientifiques réunis récemment à Hong Kong à l’initiative du Bureau météorologique mondial. Pour la plupart des participants, le phénomène considéré comme le plus important dans le domaine des bizarreries climatiques durant tout le XXe siècle, devrait toucher à sa fin d’ici quelques semaines, mais le pays le plus touché, l’Indonésie, ne devrait voir une amélioration qu’à la fin du mois de mai. Ils ont cependant tous souligné qu’il s’agissait d’un phénomène imprévisible. Selon le professeur Johnny Chan de l’université de Hong Kong, «lorsqu’on étudie l’Histoire, le phénomène semble avoir atteint son apogée, mais les événements liés à El Nino sont comme les êtres humains, ils sont tous différents et possèdent peu de caractéristiques communes». El Nino, qui se produit à peu près tous les trois ans, est l’effet du réchauffement de la partie nord de l’océan Pacifique, causant des changements climatiques à travers la planète, la sécheresse en Asie et des inondations catastrophiques dans les Amériques. De toute l’Asie du sud-est arrivent quotidiennement des bulletins annonçant des récoltes catastrophiques du fait d’un déficit de pluviométrie. Aux Philippines, où le gouvernement a déjà annoncé la mort de 26 personnes, un million d’habitants sont menacés de famine dans la province méridionale de Mindanao. Maladies Près de 90% de l’archipel est considéré sinistré avec la plupart des provinces connaissant la moitié de la pluviométrie habituelle. Les Etats-Unis ont commencé cette semaine à faire parvenir une aide humanitaire aux îles Marshall et aux Etats fédérés de la Micronésie qui n’on vu que quelques traces de pluie depuis décembre dernier. La plupart des atolls du Pacifique sud sont complètement à sec et leurs récoltes décimées. Mais le pays le plus affecté est l’Indonésie où des milliers de personnes sont déjà mortes du fait de la famine, notamment dans les régions du Timor oriental et de l’Irian Jaya. Les températures élevées associées au phénomène d’El Nino sont également responsables de la recrudescence de certaines maladies. La Thaïlande estime notamment qu’El Nino est responsable de la virulence de la dengue, répandue par les moustiques, qui a fait 178 morts en 1997 contre 114 l’année précédente. Des organismes ont aussi fait état d’une augmentation dramatique de cas de paludisme en Indonésie. La sécheresse est également en partie responsable de l’extension des incendies de forêts en Indonésie et dans le sud des Philippines, causant des brouillards qui ont obscurci le ciel dans toute l’Asie du sud-est l’an dernier. Cependant, Hong Kong et la Chine méridionale ont été affectés de la manière inverse avec des records de pluviométrie en 1997. Selon les porte-parole de l’Observatoire de Hong Kong, le territoire a déjà connu depuis le début de l’année le double des chutes de pluie habituelles. Malgré les appels de plusieurs gouvernements de la région à une meilleure prévision des phénomènes climatiques, le professeur Chan a insisté sur le fait que les prévisions concernant El Nino «sont loin de pouvoir être faites car nous ignorons presque tout des mécanismes qui le mettent en action». (AFP)
Le phénomène climatique El Nino sème la famine et la sécheresse sur son passage en Asie du sud-est, selon des scientifiques réunis récemment à Hong Kong à l’initiative du Bureau météorologique mondial. Pour la plupart des participants, le phénomène considéré comme le plus important dans le domaine des bizarreries climatiques durant tout le XXe siècle, devrait toucher à sa fin d’ici quelques semaines, mais le pays le plus touché, l’Indonésie, ne devrait voir une amélioration qu’à la fin du mois de mai. Ils ont cependant tous souligné qu’il s’agissait d’un phénomène imprévisible. Selon le professeur Johnny Chan de l’université de Hong Kong, «lorsqu’on étudie l’Histoire, le phénomène semble avoir atteint son apogée, mais les événements liés à El Nino sont comme les êtres humains, ils...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.