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Actualités - Chronologie

Washington terriblement préoccupé par le programme bactériologique irakien

Les Etats-Unis se sont dits ce dernier week-end «terriblement préoccupés» par les conclusions de l’ONU suggérant que Bagdad continue à cacher des informations relatives à son programme d’armes bactériologiques. «Nous avions espéré que l’attitude de l’Irak pendant les visites d’inspection des sites présidentiels constituaient une indication de l’engagement (de Bagdad) à se conformer à ses obligations», a déclaré un porte-parole du département d’Etat, Lee McClenny. «Mais l’Irak nous montre maintenant à tous que sur le fond, peu a changé», a affirmé le responsable. Selon un rapport remis jeudi dernier au Conseil de Sécurité, l’Irak continue à cacher des informations concernant son programme d’armes bactériologiques, et les données dont disposent les inspecteurs de l’ONU sont encore «incomplètes et insuffisantes». «Les Etats-Unis sont terriblement préoccupés par les conclusions de ce rapport», a indiqué M. McClenny. Ce rapport fait le bilan de la réunion technique qui s’est tenue du 20 au 27 mars à Vienne et à laquelle participaient des experts de l’ONU mais aussi des représentants du gouvernement irakien, et qui devait permettre à Bagdad de fournir les informations demandées sur ses stocks d’armes bactériologiques. Mais Bagdad «n’a pas saisi l’occasion. L’attitude de l’Irak (...) a été décevante et ne montre aucun changement depuis 1995», souligne le rapport, signé des experts de 15 pays qui participaient à la réunion. Le rapport plus général des inspecteurs de l’ONU en Irak, sur leur travail sur place ces six derniers mois, devrait par ailleurs être remis au milieu de la semaine prochaine au Conseil de Sécurité, qui devrait réexaminer en avril la question des sanctions. Les sanctions imposées à l’encontre de l’Irak par l’ONU après l’invasion du Koweit en 1990 ne pourront être levées que lorsque les inspecteurs de l’ONU confirmeront que l’Irak a bien démantelé toutes ses armes de destruction de masse. «L’accord semble tenir» Malgré les affirmations du département d’Etat, l’accord entre Bagdad et l’ONU Sur l’inspection des sites présidentiels en Irak «semble tenir», a déclaré l’ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, Bill Richardson, tout en refusant de se prononcer sur un éventuel allègement de la présence militaire américaine dans le Golfe. «L’accord entre l’Irak et l’ONU semble tenir. Ce que nous cherchons, c’est que l’Irak s’y conforme et autorise un accès total et sans restrictions à ses sites présidentiels et aux autres sites sensibles», a dit M. Richardson devant la presse à Manama où il était arrivé samedi pour une visite de deux jours. L’ambassadeur américain a refusé de se prononcer sur un allègement de la présence militaire américaine dans le Golfe, après la baisse de la tension entre l’Irak et les Etats-Unis. «Nous devons attendre et voir», a-t-il simplement répondu. Au début de l’année, les Etats-Unis avaient déployé dans la région le plus important dispositif militaire depuis la guerre du Golfe en 1991 et s’étaient déclarés prêts à une intervention contre l’Irak si Bagdad persistait dans son refus de laisser les experts de l’ONU inspecter de nombreux sites, notamment les «palais présidentiels». M. Richardson a rencontré à Manama l’émir de Bahreïn, cheikh Issa Ben Salmane al-Khalifa, et lui a transmis une invitation du président Bill Clinton à se rendre en visite de travail aux Etats-Unis, le 1er juin. L’ambassadeur a quitté Bahrein dimanche soir pour Dacca, où il entame une tournée asiatique destinée à préparer une visite du président Clinton en Asie cet automne. Le diplomate américain doit se rendre notamment en Afghanistan, en Inde, au Pakistan, au Sri Lanka et en Thaïlande. (AFP)
Les Etats-Unis se sont dits ce dernier week-end «terriblement préoccupés» par les conclusions de l’ONU suggérant que Bagdad continue à cacher des informations relatives à son programme d’armes bactériologiques. «Nous avions espéré que l’attitude de l’Irak pendant les visites d’inspection des sites présidentiels constituaient une indication de l’engagement (de Bagdad) à se conformer à ses obligations», a déclaré un porte-parole du département d’Etat, Lee McClenny. «Mais l’Irak nous montre maintenant à tous que sur le fond, peu a changé», a affirmé le responsable. Selon un rapport remis jeudi dernier au Conseil de Sécurité, l’Irak continue à cacher des informations concernant son programme d’armes bactériologiques, et les données dont disposent les inspecteurs de l’ONU sont encore...