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Actualités - Chronologie

Mammoni en crise (photo)

Qu’est-il advenu des grands séducteurs italiens, de Casanova à Valentino, en passant par Mastroianni? A en croire une psychologue, le mâle italien est désormais terrifié par la femme libérée. Une école d’Udine est là pour leur redonner confiance. L’Institut socio-psychologique de l’ancienne capitale du Frioul-Vénétie, que dirige la psychologue Romina Bellandi, ne promet pas de miracle. Mais pour 300.000 lires (165 dollars), l’école de la séduction propose pendant deux jours des travaux pratiques de magnétisme personnel, de l’art de l’initiative et des mérites de la persévérance. Et les séducteurs en puissance se poussent au portillon. Par centaines, assure la psychologue. «La société italienne a profondément changé et les hommes ont tout simplement perdu courage, souligne Romina Bellandi. Nos élèves viennent de tous les milieux, médecins, étudiants et viennent de toute la Péninsule. On a même quelques femmes». Les sociologues ont pris l’affaire en mains et affirment que le mâle italien traverse une crise, face à des femmes désormais libérées. Dans un livre récent, le sexologue Giovanni Spera assure que l’Italien contemporain ne supporte plus la pression d’avoir à se montrer digne des exploits de Casanova et son insatiable fascination pour les femmes au XVIe siècle. «Les hommes jugent qu’ils ne peuvent se montrer au meilleur de leur forme face à une génération de femmes qui a évolué culturellement et structurellement», observe-t-il. Ce n’est qu’au cours de la génération de l’après-guerre que les lois médiévales assujettissant la femme à son époux ont été abrogées. Et l’intéressée n’a pas tardé à faire valoir ses droits! Façade de machos «Pour l’Italie, ça a été en quelque sorte une révolution car, ne l’oublions pas, dans ce pays méditerranéen hier encore profondément catholique, la place de la femme a de toute éternité été à la maison et derrière ses fourneaux», rappelle Franco Ferrarotti, professeur de sociologie à l’université de Rome. Et d’ajouter: «Elle s’en est, depuis, libérée, sans la moindre envie d’un retour en arrière». D’autres sociologues vont plus loin. Pour eux, tout le problème c’est «la maman». «Les Italiens ont cette extraordinaire réputation de Don Juan parce que la drague est pour eux une seconde nature, un jeu, alors qu’ils n’aiment vraiment que leur mère», explique Franco Ferrarotti, «en quelque sorte la réincarnation de la Vierge». Les «mammoni» (fils de leur mère) constituent un fait sociologue indiscutable qui explique, en partie à tout le moins, que la Péninsule ait un des plus faible taux de natalité au monde. Quand ils quittent le foyer familial, nombre d’Italiens ont largement dépassé la trentaine. Plus de 60% des jeunes gens de 25 à 29 ans et près de un sur trois entre 30 et 34 ans vivent toujours «chez maman», qui lave, coud, repasse, cuisine et va jusqu’à faire le ménage dans le «cocon» du fiston. «Nous préférons nos mères pour deux raisons», explique un trader italien qui s’est expatrié à Londres et avoue avoir pleuré en quittant à 25 ans le home familial. «D’abord parce que la mamma a toujours été au cœur de la famille, et ensuite parce qu’on voit en elle la Vierge Marie, celle qui pardonne tout». L’Italienne contemporaine rit sous cape de la réputation de latin lover prêtée aux mâles de la Péninsule, assurant qu’ils se cachent en fait derrière une façade de machos. Aurait-elle raison? Un sondage mondial réalisé par le fabricant de préservatifs Durex montre que les Italiens se jugent eux-mêmes comme les plus performants au monde sous la couette. Mais pris dans son ensemble, ce sondage auprès de 10.000 adultes originaires de 14 pays, place les Italiens derrière les Français pour qui passe avant tout la satisfaction de la partenaire. (Reuters)
Qu’est-il advenu des grands séducteurs italiens, de Casanova à Valentino, en passant par Mastroianni? A en croire une psychologue, le mâle italien est désormais terrifié par la femme libérée. Une école d’Udine est là pour leur redonner confiance. L’Institut socio-psychologique de l’ancienne capitale du Frioul-Vénétie, que dirige la psychologue Romina Bellandi, ne promet pas de miracle. Mais pour 300.000 lires (165 dollars), l’école de la séduction propose pendant deux jours des travaux pratiques de magnétisme personnel, de l’art de l’initiative et des mérites de la persévérance. Et les séducteurs en puissance se poussent au portillon. Par centaines, assure la psychologue. «La société italienne a profondément changé et les hommes ont tout simplement perdu courage, souligne Romina Bellandi. Nos élèves...