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Actualités - Chronologie

Sniper Alley fermée

«Sniper alley» — l’avenue des francs-tireurs — était fermée mardi, comme aux pires heures de la guerre à Sarajevo. Mais cette fois, c’était parce que Jacques Chirac était en ville. Le boulevard qui relie l’aéroport au centre de la capitale bosniaque, champ de tir favori des Serbes pendant le siège de la ville entre 1992 et 1995, était interdit aux véhicules pour la visite du président français. Pour la population, l’absence de circulation réveillait des souvenirs. «Ça me rappelle la guerre», expliquait une mère de famille de 32 ans. «Les rues étaient désertes comme aujourd’hui». M. Chirac a consacré une partie de sa journée à Sarajevo à ce qui devait être une visite à pied, mais s’est transformée en partie en visite en voiture, en raison du retard dans le programme. Il s’est rendu sur le pont Vrbanja, sur la rivière Miljacka, où deux soldats français de l’ONU ont été tués par les Serbes le 27 mai 1995. Il a observé une minute de silence devant la plaque qui commémore leur mort, sous un poirier en pleine floraison. A ses côtés, un capitaine, Bruno Helein, avait participé en 1995 à un accrochage avec les forces serbes bosniaques, alors qu’il était lieutenant. M. Chirac a ensuite déposé une gerbe de fleurs à Markale, le principal marché de la ville, ou deux obus de mortier, le 5 février 1994 et le 28 août 1995, ont fait 68 et 41 tués, et des dizaines de blessés. M. Chirac a ensuite observé les travaux de reconstruction de la Bibliothèque nationale, un imposant bâtiment de style austro-hongrois détruit par un obus incendiaire. A côté, un troupeau de moutons attendait les acheteurs pour le sacrifice du Bajram, à 300 marks (160 dollars) pièce. (AFP)
«Sniper alley» — l’avenue des francs-tireurs — était fermée mardi, comme aux pires heures de la guerre à Sarajevo. Mais cette fois, c’était parce que Jacques Chirac était en ville. Le boulevard qui relie l’aéroport au centre de la capitale bosniaque, champ de tir favori des Serbes pendant le siège de la ville entre 1992 et 1995, était interdit aux véhicules pour la visite du président français. Pour la population, l’absence de circulation réveillait des souvenirs. «Ça me rappelle la guerre», expliquait une mère de famille de 32 ans. «Les rues étaient désertes comme aujourd’hui». M. Chirac a consacré une partie de sa journée à Sarajevo à ce qui devait être une visite à pied, mais s’est transformée en partie en visite en voiture, en raison du retard dans le programme. Il s’est rendu sur le...