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Actualités - Chronologie

Les précédentes tentatives de règlement

Depuis 25 ans, Londres et Dublin tentent de trouver une réponse politique à la violence en Ulster mais jusqu’à présent, tous les schémas institutionnels envisagés, dont les derniers étaient très proches des propositions d’aujourd’hui, ont échoué faute d’un accord des deux camps. C’est en 1973 que la première véritable tentative de règlement du conflit a eu lieu à l’initiative du premier ministre britannique Edward Heath. Un an plus tôt, ce dernier avait suspendu le Parlement de Stormont qui gouvernait les six comtés, et avait consacré pendant un demi-siècle la suprématie écrasante des protestants et la négation des droits de la minorité catholique. Dans le petit collège de Sunningdale (sud de l’Angleterre), une conférence tripartite réunissant les gouvernements britannique et irlandais ainsi que des représentants de l’Irlande du Nord mettent au point le premier schéma politique d’une Irlande du Nord pacifiée. Ils proposent la création d’un conseil d’Irlande avec des représentants des deux parties de l’île. L’accord est signé par le représentant des protestants d’Ulster. Mais dans la province la communauté ne suit pas. Les attentats des extrémistes protestants loyalistes (fidèles à la couronne) se multiplient: 33 personnes sont tuées, plus de 150 blessées. Les protestants se mettent en grève générale pendant 15 jours. L’accord de Sunningdale est enterré en mai. Margaret Thatcher reprend le flambeau au début des années 1980. Après de laborieuses négociations, elle signe dans le château de Hillsborough près de Belfast en novembre 1985 un nouvel accord avec le premier ministre irlandais de l’époque Garett Fitzgerald. Des progrès majeurs Cette nouvelle chance pour la paix prévoit une conférence inter-gouvernementale anglo-irlandaise. Londres accepte pour la première fois un droit de regard de Dublin dans les affaires du nord en autorisant le gouvernement irlandais à donner son point de vue là où les intérêts des catholiques sont en jeu. Chacun a fait d’énormes concessions. Mais là encore, les communautés ne suivent pas. Le Sinn Fein, aile politique de l’IRA, rejette le texte tandis que les députés protestants au Parlement de Westminster à Londres démissionnent en bloc. Les protestants font la grève en Ulster et s’affrontent avec la police. Margaret Thatcher ne cédera pas mais l’accord ne sera jamais vraiment appliqué. Son successeur John Major va encore faire des progrès majeurs sur la voie d’un accord. Il prend secrètement contact avec l’IRA, envisage pour la première fois que le Sinn Fein puisse être associé aux négociations de paix. En décembre 1993, il signe une première déclaration commune (de «Downing street») avec le gouvernement irlandais, invitant tous les partis, y compris le Sinn Fein à la table des négociations. Puis en février 1995, il mettra au point avec Dublin la formule alors la plus aboutie d’un accord de paix qui contient la plupart des propositions que les partis nord-irlandais discutent aujourd’hui (assemblée locale, organismes transfrontaliers avec pouvoirs exécutifs entre les deux Irlande, éventuel abandon par Dublin de sa revendication territoriale sur le Nord). Mais les partis politiques ne sont pas prêts à une telle révolution. Les unionistes déchirent à l’époque le document et le processus s’enlise notamment sur la question du désarmement des groupes paramilitaires des deux camps. L’IRA qui avait décrété un premier cessez-le-feu en 1994 reprend les armes en février. Tout est à reprendre. (AFP)
Depuis 25 ans, Londres et Dublin tentent de trouver une réponse politique à la violence en Ulster mais jusqu’à présent, tous les schémas institutionnels envisagés, dont les derniers étaient très proches des propositions d’aujourd’hui, ont échoué faute d’un accord des deux camps. C’est en 1973 que la première véritable tentative de règlement du conflit a eu lieu à l’initiative du premier ministre britannique Edward Heath. Un an plus tôt, ce dernier avait suspendu le Parlement de Stormont qui gouvernait les six comtés, et avait consacré pendant un demi-siècle la suprématie écrasante des protestants et la négation des droits de la minorité catholique. Dans le petit collège de Sunningdale (sud de l’Angleterre), une conférence tripartite réunissant les gouvernements britannique et irlandais ainsi que...