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Actualités - Chronologie

Cancers et nucléaire

La France va publier un rapport portant sur le nombre de cas de cancers dans la population de la zone du Pacifique-Sud où se sont déroulés les essais nucléaires français en atmosphères puis souterrains de 1966 à 1996. Le ministre de la Défense Alain Richard a indiqué à un parlementaire que l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) venait d’achever cette étude. Le rapport sur cette étude, a précisé le ministre, «sera rendu public à la même époque» que celui demandé à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) par le gouvernement français sur les effets radiologiques des essais nucléaires français en Polynésie. M. Richard n’a donné aucune précision sur la date de la remise du rapport du gouvernement français. On s’attend que celui de l’AIEA sera publié dans les prochaines semaines. Pendant près trente ans, de juillet 1966 à janvier 1996, la France a procédé à 181 essais nucléaires, atmosphériques puis souterrains, sur les atolls de Mururoa et de Fangataufa de l’archipel des Tuamotu en Polynésie française (Pacifique-Sud) avant l’arrêt définitif de ces essais décidé par le président Jacques Chirac. Le Parlement français a approuvé la semaine dernière la ratification du traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE), adopté par l’Assemblée générale de l’ONU et signé par la France le 25 septembre 1996 à New York. M. Richard a indiqué au parlementaire que lors des expériences nucléaires aériennes, «malgré toutes les précautions prises et les moyens déployés, les aléas météorologiques locaux, très difficilement prévisibles, ont entraîné quelques retombées sur Tureïea, les îles Gambier et Tahiti». Le ministre de la Défense souligne qu’en «aucun cas, ces retombées n’ont été d’un niveau susceptible d’avoir une conséquence sur la santé des populations». Le ministre ajoute que deux études concernant l’impact sanitaire des essais sur la population ont été confiées à l’INSERM. «La première, concernant le bilan de la mortalité par cancer, terminée en 1995, n’a pas démontré, selon M. Richard, de surmortalité par cette maladie, comparativement aux autres territoires du Pacifique-Sud, ni permis d’établir de relation entre la mortalité par cancer et la distance par rapport aux zones de tirs aériens». C’est la seconde étude de l’INSERM, «portant sur le nombre des cas de cancers dans la population», qui vient d’être achevée. (AFP)
La France va publier un rapport portant sur le nombre de cas de cancers dans la population de la zone du Pacifique-Sud où se sont déroulés les essais nucléaires français en atmosphères puis souterrains de 1966 à 1996. Le ministre de la Défense Alain Richard a indiqué à un parlementaire que l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) venait d’achever cette étude. Le rapport sur cette étude, a précisé le ministre, «sera rendu public à la même époque» que celui demandé à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) par le gouvernement français sur les effets radiologiques des essais nucléaires français en Polynésie. M. Richard n’a donné aucune précision sur la date de la remise du rapport du gouvernement français. On s’attend que celui de l’AIEA sera publié dans...