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Actualités - Chronologie

Le chef du Shin Beth rencontre Arafat

Le chef du service secret israélien (Shin Beth) a rencontré dans la nuit de jeudi à vendredi à Gaza le président palestinien Yasser Arafat pour le convaincre qu’Israël n’était pas impliqué dans la mort d’un chef militaire du Hamas, a rapporté la radio publique israélienne. Un responsable palestinien a confirmé la rencontre entre le président Arafat et l’amiral Ami Ayalon. Elle a porté, selon lui, sur les «circonstances» de l’assassinat de Mohieddine Sharif, le principal artificier de la branche armée du Hamas, et «des moyens d’éviter une escalade de la violence». Selon la radio, l’amiral Ami Ayalon avait fait auparavant un «rapport détaillé» sur les circonstances de la mort de Sharif. Le Hamas accuse les services secrets israéliens d’avoir assassiné Sharif et d’avoir tenté de masquer le meurtre en une explosion accidentelle. Il a promis de le venger rapidement. Israël nie énergiquement pour sa part avoir tué Sharif qui faisait figure d’«ennemi public numéro un» pour avoir préparé une série d’attaques anti-israéliennes à la bombe. Les services secrets israéliens avaient tué en janvier 1996 le prédécesseur de Sharif, Yehya Ayache, dans la bande de Gaza. Ce meurtre qui avait été reconnu à mi-mot avait suscité une vague d’attentats de représailles du Hamas, qui ont fait 58 tués début 1996 en Israël. Jeudi, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé l’Autorité palestinienne «d’inciter à la violence», et l’a rendue par avance responsable des attentats qui pourraient être commis pour venger la mort de l’artificier en chef du Hamas. Déploiement policier et militaire à Jérusalem A Jérusalem, des centaines de policiers et de militaires ont été déployés vendredi à Jérusalem de crainte d’attentats islamistes. La surveillance des marchés, des centres commerciaux, des gares routières a été notamment renforcée. Des patrouilles, composées notamment de gardes frontières, sillonnaient les rues et des tireurs d’élite ont été placés au-dessus de certains centres névralgiques. Des barrages routiers ont été établis aux entrées notamment de Jérusalem, en vue d’empêcher des infiltrations de Palestiniens sans permis de séjour. Les responsables de la police ont en outre appelé la population à faire preuve de «vigilance» et à prévenir les forces de l’ordre dès qu’un objet suspect est repéré. Enfin, selon un sondage publié vendredi, trois Israéliens sur quatre sont pour l’assassinat de chefs du Hamas qui seraient impliqués dans des attentats meurtriers. 76% des personnes interrogées estiment qu’il «faut éliminer des responsables du Hamas qui ont du sang juif sur les mains». 19% sont de l’avis contraire et 5% sans opinion. Le sondage a été effectué après l’annonce mercredi de la mort de Mohieddine Sharif. Le sondage, publié par le quotidien Yediot Aharonot, a été effectué auprès d’un échantillon représentatif de 500 personnes et comporte une marge d’erreur de 4,5%. (AFP)
Le chef du service secret israélien (Shin Beth) a rencontré dans la nuit de jeudi à vendredi à Gaza le président palestinien Yasser Arafat pour le convaincre qu’Israël n’était pas impliqué dans la mort d’un chef militaire du Hamas, a rapporté la radio publique israélienne. Un responsable palestinien a confirmé la rencontre entre le président Arafat et l’amiral Ami Ayalon. Elle a porté, selon lui, sur les «circonstances» de l’assassinat de Mohieddine Sharif, le principal artificier de la branche armée du Hamas, et «des moyens d’éviter une escalade de la violence». Selon la radio, l’amiral Ami Ayalon avait fait auparavant un «rapport détaillé» sur les circonstances de la mort de Sharif. Le Hamas accuse les services secrets israéliens d’avoir assassiné Sharif et d’avoir tenté de masquer le...