Les républicains pansaient leurs blessures mercredi après avoir conservé de justesse le contrôle du Congrès lors d’élections qu’ils s’attendaient à remporter haut la main, et l’un de leurs chefs d’orchestre, le «speaker» (président) de la Chambre des représentants Newt Gingrich, faisait face à un avenir incertain. «S’il y a un perdant, c’est bien Gingrich», a déclaré un professeur d’études gouvernementales au Dartmouth College de Hanover (New Hampshire), Linda Fowler. «Il a déjà des problèmes avec les conservateurs (du parti), et il va maintenant avoir plein de partisans en colère», a-t-elle ajouté. Reste à savoir quel sera le prix à payer pour M. Gingrich, celui-ci ayant tenu à tout prix à l’ouverture d’une enquête de destitution visant le président Bill Clinton dans le cadre de l’affaire Monica Lewinsky, et orchestré une campagne de dernière minute sur le même sujet dans les médias. «C’est très mauvais pour Gingrich», a estimé de son côté un professeur de sciences politiques de l’American University de Washington, Alan Lichtman. Les résultats de l’élection pourraient notamment compromettre l’avenir de M. Gingrich à la présidence de la Chambre des représentants, ainsi que ses aspirations à la présidence du pays, estiment plusieurs analystes, malgré sa réélection facile dans l’État de Géorgie. Vu le mécontentement régnant mercredi dans le camp républicain, des experts évoquaient la possibilité que M. Gingrich soit l’objet d’une nouvelle fronde à l’intérieur du parti, semblable à celle de juillet 1997. Au cours d’une conférence de presse mercredi, M. Gingrich était sur la défensive. Tout en acceptant l’entière responsabilité pour la mauvaise prestation de son parti, il s’en est néanmoins pris aux médias.
Les républicains pansaient leurs blessures mercredi après avoir conservé de justesse le contrôle du Congrès lors d’élections qu’ils s’attendaient à remporter haut la main, et l’un de leurs chefs d’orchestre, le «speaker» (président) de la Chambre des représentants Newt Gingrich, faisait face à un avenir incertain. «S’il y a un perdant, c’est bien Gingrich», a déclaré un professeur d’études gouvernementales au Dartmouth College de Hanover (New Hampshire), Linda Fowler. «Il a déjà des problèmes avec les conservateurs (du parti), et il va maintenant avoir plein de partisans en colère», a-t-elle ajouté. Reste à savoir quel sera le prix à payer pour M. Gingrich, celui-ci ayant tenu à tout prix à l’ouverture d’une enquête de destitution visant le président Bill Clinton dans le cadre de...
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