Alcatel a annoncé mercredi plusieurs mesures pour améliorer la visibilité de ses résultats, tirant ainsi les leçons de la crise boursière qui a secoué le groupe en septembre. La réorganisation du secteur télécommunications vise à «mieux prendre en compte l’évolution rapide et profonde de ses marchés», en «intégrant les enseignements tirés de la récente crise boursière», souligne mercredi le communiqué publié par Alcatel. Le 17 septembre, Serge Tchuruk avait pris les marchés par surprise en annonçant une révision à la baisse des perspectives de résultats pour 1998, vécue comme un traumatisme par les opérateurs boursiers. Le titre, qui valait ce jour-là 927 FF, s’était effondré de 38,4 % en une séance et de 55 % en cinq jours. Le 2 octobre, il atteignait le fond en clôturant à 437 FF. Le groupe avait tardivement pris la mesure de difficultés dans les télécoms, notamment de la baisse des investissements de plusieurs grands opérateurs européens. Alcatel, dont une partie significative du capital (environ 20 % avant la crise de septembre) est détenue par de grands fonds de pension américains, fait l’objet de plusieurs plaintes aux États-Unis dans le cadre du rachat de la société américaine DSC Communications mais aussi pour défaut d’information financière. La réorganisation apporte une réponse aux lacunes constatées en septembre. Elle segmente les marchés de l’équipementier (opérateurs, autoroutes de l’information, entreprises et grand public), et surtout renforce les fonctions centrales de contrôle de gestion en temps réel. En outre, le groupe a annoncé mercredi qu’il publierait, sur le modèle des groupes américains cotés en bourse, des résultats trimestriels à partir du milieu de l’année prochaine. «Les flux d’information entre les entités opérationnelles et la direction générale du groupe sont accélérés afin de permettre une anticipation des résultats», précise le communiqué. La réforme du pôle télécoms comprend «une organisation structurée par marchés, une supervision resserrée au sommet, un contrôle de gestion en temps réel intégrant les perspectives de court terme». Le rôle du comité exécutif, «centre du pouvoir de décision», est renforcé, ses membres se partageant de façon transversale la responsabilité des 10 centres de profit mondiaux, des 7 zones géographiques et des 6 directions fonctionnelles du secteur télécoms. Krish Prabhu, PDG d’Alcatel USA et membre du comité exécutif, est nommé directeur adjoint d’Alcatel Telecom tandis qu’Olivier Houssin, nommé président du Groupe Entreprises et Grand Public, fait son entrée au comité exécutif. Alcatel crée ou renforce en outre trois fonctions centrales : Stratégie réseaux, Marketing et Business development, Gestion de projets. Depuis le cataclysme de septembre, le titre a retrouvé grâce aux yeux des investisseurs avec la publication mercredi dernier du chiffre d’affaires sur 9 mois, en progression de 2,4 % à 93,2 milliards de FF. Le chiffre d’affaires du troisième trimestre affiche une baisse de 0,8 %, mais les analystes financiers ont été rassurés par la croissance de 8,2 % (à périmètre comparable) du chiffre d’affaires télécoms, activité qui représente plus des deux tiers des ventes du groupe.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Alcatel a annoncé mercredi plusieurs mesures pour améliorer la visibilité de ses résultats, tirant ainsi les leçons de la crise boursière qui a secoué le groupe en septembre. La réorganisation du secteur télécommunications vise à «mieux prendre en compte l’évolution rapide et profonde de ses marchés», en «intégrant les enseignements tirés de la récente crise boursière», souligne mercredi le communiqué publié par Alcatel. Le 17 septembre, Serge Tchuruk avait pris les marchés par surprise en annonçant une révision à la baisse des perspectives de résultats pour 1998, vécue comme un traumatisme par les opérateurs boursiers. Le titre, qui valait ce jour-là 927 FF, s’était effondré de 38,4 % en une séance et de 55 % en cinq jours. Le 2 octobre, il atteignait le fond en clôturant à 437 FF. Le groupe avait...