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Actualités - Chronologie

Restaurer la confiance, priorité de l'ASEM II

Vingt-cinq chefs d’Etat et de gouvernement d’Europe et d’Asie devaient se retrouver jeudi soir à Londres pour le sommet de l’Asem II, au cours duquel les Asiatiques, déstabilisés par une crise financière sans précédent, attendent des gestes concrets de soutien et de solidarité. Les Quinze ont multiplié les déclarations visant à restaurer la confiance des marchés et des investisseurs dans leurs partenaires asiatiques, à l’approche du rendez-vous des 2 au 4 avril, qui intervient deux ans après l’ASEM I de Bangkok célébré dans l’euphorie du miracle asiatique. Aujourd’hui, alors que l’Asie est en crise, c’est une Europe en plein redémarrage économique qui accueille l’Asem. «Nous ne sommes pas seulement les amis des bons jours qui tournent le dos à la moindre difficulté», entend rassurer l’hôte du sommet, le premier ministre Tony Blair, lors de son discours de bienvenue. «Je suis convaincu que les économies asiatiques, dès que seront accomplies les réformes nécessaires, rebondiront», a assuré de son côté le président français Jacques Chirac, en affichant sa confiance dans la «poursuite du miracle asiatique». Jeudi matin à l’ouverture du forum des chefs d’entreprises européens et asiatiques organisé en marge de l’Asem II, la ministre britannique du Commerce et de l’Industrie Margaret Beckett a mis en garde contre toute tentation protectionniste, et plaidé pour la poursuite des efforts de libéralisation des marchés, en réponse à la crise asiatique. «Les problèmes actuels de l’Asie appellent une réponse ferme de l’Asem, basée sur un engagement en faveur de la libéralisation des marchés (…) Il serait très dommageable de revenir au protectionnisme», a-t-elle plaidé. La crise a mis au chômage des millions d’asiatiques, déclenché exode et troubles sociaux, et déjà coûté près d’un point de croissance à l’économie mondiale et au moins 0,3 point à l’Europe. Pendant deux jours, après un banquet donné jeudi soir au 10 Downing street, les 15 dirigeants de l’Union européenne et leurs 10 homologues de Chine, Japon, Corée du Sud, Thaïlande, Indonésie, Philippines, Singapour, Vietnam, Malaisie, Bruneï, vont évoquer les répercussions de la tourmente apparue l’été dernier. «Les pays d’Asie ont besoin d’aide» a résumé le président sud-coréen Kim Daejung dans une interview au Financial Times de jeudi. L’Europe devrait faire quelques gestes symboliques lors du sommet. Londres espère réunir 30 à 50 millions de dollars pour envoyer des experts aider les pays asiatiques à restructurer leur fragile secteur financier, considéré comme l’un des vecteurs de la crise. Un plan pour «faciliter le commerce et les investissements» devrait aussi être adopté afin de soutenir la confiance des milieux d’affaires, a indiqué Downing street. Un nouveau venu promet de ravir la vedette: le premier ministre Zhu Rongji, réformateur patenté dont Asiatiques et Européens attendent beaucoup. La Chine a contribué à apaiser la tempête en s’abstenant de dévaluer le Yuan. Et ses promesses de réformes — englobées dans un plan triennal particulièrement ambitieux — ont été accueillies comme signes d’une volonté de faciliter les relations commerciales avec le futur géant du 21e siècle. L’arrivée de Zhu est aussi de nature à favoriser le dialogue politique, là où son précédesseur Li Peng était plus étroitement associé à l’écrasement du mouvement démocratique du printemps de Pékin, en 1989. Les 15 se sont engagés à ne pas condamner la Chine devant la Commission des droits de l’homme de l’ONU. Les questions des dissidents en Chine et des violations des droits de l’homme au Tibet seront donc marginalement abordées à l’occasion notamment du premier sommet dans le sommet: la rencontre inédite de 90 minutes entre l’UE et la Chine, prévue jeudi en début d’après-midi au 10 Downing street. (AFP)
Vingt-cinq chefs d’Etat et de gouvernement d’Europe et d’Asie devaient se retrouver jeudi soir à Londres pour le sommet de l’Asem II, au cours duquel les Asiatiques, déstabilisés par une crise financière sans précédent, attendent des gestes concrets de soutien et de solidarité. Les Quinze ont multiplié les déclarations visant à restaurer la confiance des marchés et des investisseurs dans leurs partenaires asiatiques, à l’approche du rendez-vous des 2 au 4 avril, qui intervient deux ans après l’ASEM I de Bangkok célébré dans l’euphorie du miracle asiatique. Aujourd’hui, alors que l’Asie est en crise, c’est une Europe en plein redémarrage économique qui accueille l’Asem. «Nous ne sommes pas seulement les amis des bons jours qui tournent le dos à la moindre difficulté», entend rassurer l’hôte...