John Glenn et ses six coéquipiers ont réalisé un parcours sans faute pendant la première moitié de leur mission à bord de la navette spatiale Discovery et profitaient lundi de quelques heures de temps libre., «La mission se déroule très bien», a résumé lundi le commandant de Discovery, Curtis Brown, dans un entretien avec le ministre espagnol de l’Éducation, Esperanza Aguirre. «Nous avons réalisé beaucoup de recherches scientifiques», a-t-il ajouté. Pas moins de 83 expériences sont au menu de l’équipage, notamment dans le laboratoire Spacehab placé dans la soute de Discovery. Elles sont notamment consacrées aux sciences de la vie (biologie, biotechnologie, médecine), ainsi qu’à la fabrication de matériaux ou à la physique des fluides. John Glenn, 77 ans, sert également de cobaye pour étudier les effets physiologiques du vieillissement et, pour les astronautes, de l’apesanteur. En micro-gravité, les astronautes subissent en effet quelque 50 changements physiologiques comparables à ceux des personnes âgées, parmi lesquels les troubles du sommeil ou une perte musculaire et de masse osseuse. Glenn, qui effectue son retour dans l’espace 36 ans après ses trois premières orbites à bord de la capsule Friendship 7 en 1962, s’est parfaitement adapté à son nouvel environnement. Il a indiqué qu’il n’avait pas eu de vomissements, un problème qui affecte souvent les astronautes dans les premiers jours du vol. Seule difficulté rencontrée : le vétéran s’est souvent cogné la tête aux parois avant d’apprendre à se mouvoir en flottant dans l’espace restreint de la cabine. «Je suis maintenant un peu plus stable», a-t-il noté dimanche au cours d’une conférence de presse. À la lettre Depuis le lancement de Discovery jeudi dernier du centre spatial Kennedy à Cap Canaveral (Floride), les astronautes ont suivi le plan de vol à la lettre. Ils ont notamment lâché un petit satellite expérimental de communications, Pansat, et l’observatoire Spartan d’étude du soleil. Spartan, dont le largage lors d’une précédente mission avait été un échec, est chargé d’enregistrer les éruptions de matière à la surface du soleil et les vents solaires, des phénomènes affectant les satellites, la météorologie sur Terre et les télécommunications. Glenn a, pour sa part, mené ses différentes études sur le vieillissement, se prêtant à des prises de sang, d’urine et de salive, ou dormant avec la tête bardée d’électrodes et de capteurs pour mesurer les ondes de son cerveau, les mouvements de ses yeux ou sa tension musculaire pendant son sommeil. L’astronaute espagnol Pedro Duque passe ses heures de travail dans le laboratoire Spacehab où il s’occupe, entre autres, des expériences de l’Agence spatiale européenne (Esa). La Japonaise Chiaki Mukai suit de son côté les organismes vivants, comme les cafards ou deux baudroies. Des électrodes implantés dans les ouïes de ces poissons permettent de suivre les changements de l’oreille interne en apesanteur, une expérience destinée à mieux comprendre les phénomènes de pertes d’équilibre. Les sept astronautes sont en permanence suivis depuis le centre spatial Johnson à Houston (Texas) et apparaissent de temps à autres sur le circuit de télévision interne faisant de l’exercice ou travaillant dans la détente, stylo et calepin à la main. D’ici à la fin de la mission samedi, l’équipage poursuivra ses nombreuses expériences et devra récupérer mardi l’observatoire Spartan, une manœuvre considérée comme très délicate.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats John Glenn et ses six coéquipiers ont réalisé un parcours sans faute pendant la première moitié de leur mission à bord de la navette spatiale Discovery et profitaient lundi de quelques heures de temps libre., «La mission se déroule très bien», a résumé lundi le commandant de Discovery, Curtis Brown, dans un entretien avec le ministre espagnol de l’Éducation, Esperanza Aguirre. «Nous avons réalisé beaucoup de recherches scientifiques», a-t-il ajouté. Pas moins de 83 expériences sont au menu de l’équipage, notamment dans le laboratoire Spacehab placé dans la soute de Discovery. Elles sont notamment consacrées aux sciences de la vie (biologie, biotechnologie, médecine), ainsi qu’à la fabrication de matériaux ou à la physique des fluides. John Glenn, 77 ans, sert également de cobaye pour étudier les effets...