Adversaire de l’avortement et du contrôle des ventes d’armes, ultra-libéral en matière économique, président de la commission d’enquête sur le président Clinton et l’affaire Whitewater, le sénateur républicain de New York Alfonse D’Amato, engagé dans une bataille serrée pour une troisième réélection, a su défendre assez d’intérêts particuliers pour masquer son profond conservatisme. Soixante et onze pour cent des électeurs ignorent sa position sur l’avortement et seuls 39% le considèrent comme un conservateur, selon un sondage réalisé début octobre par le New York Times et le réseau de télévision CBS. Il est pourtant publiquement soutenu par la Coalition chrétienne, le plus important des groupes ultra-conservateurs religieux ayant pignon sur rue. M. D’Amato lui-même expliquait dans son autobiographie de 1995 «Pouvoir, pasta et politique» que les deux événements ayant formé sa pensée politique était la montée de Barry Goldwater et des républicains conservateurs au début des années 60, et l’arrivée des «démocrates reaganiens» dans les années 80. Mais sa capacité à récupérer des fonds publics pour sa circonscription, qui lui a valu le surnom de «sénateur nid-de-poule», le maintient depuis 18 ans au Sénat et fait oublier aux électeurs qu’il y a été plusieurs fois la cible d’enquêtes pour comportement éthique douteux. «Al D’Amato a apporté la preuve qu’il était un sénateur de grande qualité, un homme dont l’action a été bénéfique pour chaque New-Yorkais», écrivait dernièrement le tabloïd New York Post dans un éditorial appelant à sa réélection.
Adversaire de l’avortement et du contrôle des ventes d’armes, ultra-libéral en matière économique, président de la commission d’enquête sur le président Clinton et l’affaire Whitewater, le sénateur républicain de New York Alfonse D’Amato, engagé dans une bataille serrée pour une troisième réélection, a su défendre assez d’intérêts particuliers pour masquer son profond conservatisme. Soixante et onze pour cent des électeurs ignorent sa position sur l’avortement et seuls 39% le considèrent comme un conservateur, selon un sondage réalisé début octobre par le New York Times et le réseau de télévision CBS. Il est pourtant publiquement soutenu par la Coalition chrétienne, le plus important des groupes ultra-conservateurs religieux ayant pignon sur rue. M. D’Amato lui-même expliquait dans son...
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