Franco Zeffirelli aura 75 ans cette année: il vient d’être élu au Parlement italien. Et il continue à tourner des films et à monter des opéras et des pièces de théâtre. Enfant illégitime, il fut élevé par sa mère qui inventa pour lui le nom de Zeffirelli. C’est à Florence, sa ville natale, qu’au lendemain de la guerre il découvrit sa vocation en voyant le film de Laurence Olivier Henry V. Il abandonna ses études d’architecture pour se consacrer à l’Opéra. Son mentor fut Luchino Visconti, qui l’introduisit dans le milieu artistique et dont il suivit les traces. C’est Zeffirelli qui dirigea la monumentale production de La Tosca au Royal Opera House avec Maria Callas et c’est lui qui en réalisant Romeo & Juliet remit Shakespeare au goût du jour. Dans le documentaire de ce soir nous le verrons travailler avec Placido Domingo pour Pagliacci à Washington et évoquer, dans sa ville de Rome, ses relations avec Elizabeth Taylor, Richard Burton et Maria Callas. Diffusion: lundi à 23h30 sur NBN Le journal télévisé fête ses 50 ans. Le 29 juin 1949, une petite équipe crée, sous la direction de Pierre Sabbagh, le premier journal télévisé au monde. A l’époque, l’innovation ne suscite guère l’enthoussiasme. L’Hexagone ne compte alors que cinq mille récepteurs. Le ministre en charge de la Radio Télévision n’a-t-il pas donné négligemment son accord en portant en marge du dossier: «Laissez les gosses jouer dans la cour et qu’ils nous fichent la paix!». Les débuts sont parfois chaotiques. Mais le talent et l’enthousiasme pallient le manque de moyens. Bientôt, ces informations quotidiennes en direct supplantent les actualités cinématographiques. Dès lors, plus personne ne prend à la légère le JT. Sabbagh, Darget, De Caunes, Sallebert, Tchernia, Barrère, Dumayet... les pionniers ont gagné leur pari. Du premier JT à la grand-messe du 20 heures, Patrick Poivre d’Arvor, en collaboration avec l’INA, nous convie à une rétrospective d’un demi-siècle d’actualités vu à travers le journal télévisé. Cinquante ans d’émotions, de passions, de drames sont évoqués par les journalistes d’hier et d’aujourd’hui: Pierre Tchernia, Jacques Sallebert, Georges de Caunes, Etienne Mougeotte, Pierre Lescure, Jean-Marie Cavada, Jean-Pierre Elkabbach, Robert Namias, Jean-Pierre Pernaut, Bruno Masure, Claude Sérillon, Christine Ockrent, Philippe Labro, Jean-Claude Narcy, Roger Gicquel, Dominique Baudis, Noël Mamère... Ce passionnant album de la grande famille cathodique remue nos souvenirs à travers les images des grands événements qui ont marqué l’histoire du monde. Un bel hommage à la plus noble mission de la télé, informer. On regrette cependant un certain manque de recul dans la seconde partie. Diffusion: vendredi à 23h45 sur MTV L’Enfant du Mal: un beau rôle dramatique pour Lio. Téléfilm de Jésus R. Delgado. Une petite ville quelque part en Espagne. Françoise n’a pas revu Pedro depuis au moins quinze ans. Il est marié avec Lola et père de deux petits garçons. Françoise revient avec Ana, sa fille de 10 ans, dans sa maison d’enfance où vivent encore les parents de Pedro. Malade du sida, la jeune mère, qui doit être hospitalisée, met Ana en colonie de vacances dans une ferme-école... Aujourd’hui, cette galerie de portraits et son côté didactique sont dépassés. Toutefois cela n’empêche pas de se laisser porter par les sentiments de cette tendre et triste histoire. Diffusion: dimanche à minuit sur TL1
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Franco Zeffirelli aura 75 ans cette année: il vient d’être élu au Parlement italien. Et il continue à tourner des films et à monter des opéras et des pièces de théâtre. Enfant illégitime, il fut élevé par sa mère qui inventa pour lui le nom de Zeffirelli. C’est à Florence, sa ville natale, qu’au lendemain de la guerre il découvrit sa vocation en voyant le film de Laurence Olivier Henry V. Il abandonna ses études d’architecture pour se consacrer à l’Opéra. Son mentor fut Luchino Visconti, qui l’introduisit dans le milieu artistique et dont il suivit les traces. C’est Zeffirelli qui dirigea la monumentale production de La Tosca au Royal Opera House avec Maria Callas et c’est lui qui en réalisant Romeo & Juliet remit Shakespeare au goût du jour. Dans le documentaire de ce soir nous le verrons travailler...