Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Crédit Lyonnais Coup d'envoi de la privatisation

Le gouvernement a donné jeudi le coup d’envoi de la privatisation du Crédit Lyonnais qui passera par l’arrivée d’actionnaires privés au capital de la banque et une introduction en Bourse au premier semestre 1999. La privatisation de banque publique «qui a beaucoup fait perdre d’argent aux contribuables», selon les propos du ministre de l’Économie, Dominique Strauss-Kahn, se fera en deux phases. La première, qui interviendra début 1999, permettra de constituer un groupe d’actionnaires partenaires qui devront contribuer au développement de l’établissement. Les prétendants sont nombreux. Plusieurs banques et sociétés françaises et étrangères, dont Paribas, Axa, Société Générale, l’allemand Allianz, le japonais Nippon Life ou l’industriel français François Pinault, ont déjà fait part de leur intérêt pour la banque du boulevard des Italiens. Dominique Strauss-Kahn a précisé que leur participation globale sera «inférieure à la minorité de blocage, mais néanmoins substantielle». La forte présence de ces actionnaires extérieurs permettra de protéger le capital de la banque contre une éventuelle attaque boursière. Après la publication des résultats 1998 du Crédit Lyonnais, prévue en mars prochain, se déclenchera alors la deuxième phase. La banque procédera à une augmentation de capital de huit milliards de francs qui sera souscrite par les actionnaires partenaires. Et, si les conditions de marché le permettent, le restant du capital de la banque sera cédé, au premier semestre 1999, aux particuliers, aux salariés (ces derniers détiendront 10 % du capital) et aux investisseurs institutionnels. Par cette introduction en Bourse, la part de l’État sera ramenée à 10 % du capital. Actuellement, près du quart du capital de la banque est coté en Bourse sous forme de certificats d’investissement sans droit de vote. Ils seront échangeables en actions, selon des modalités qui ne feront subir «aucun préjudice» aux porteurs, selon Dominique Strauss-Kahn. Avant d’engager ces deux phases, le gouvernement coupera les liens qui existent entre le Crédit Lyonnais et ses structures de defaisance (qui détiennent les mauvais actifs de la banque), à savoir le consortium de réalisation (CDR) et l’Établissement public de financement et de réalisation (EPFR).
Le gouvernement a donné jeudi le coup d’envoi de la privatisation du Crédit Lyonnais qui passera par l’arrivée d’actionnaires privés au capital de la banque et une introduction en Bourse au premier semestre 1999. La privatisation de banque publique «qui a beaucoup fait perdre d’argent aux contribuables», selon les propos du ministre de l’Économie, Dominique Strauss-Kahn, se fera en deux phases. La première, qui interviendra début 1999, permettra de constituer un groupe d’actionnaires partenaires qui devront contribuer au développement de l’établissement. Les prétendants sont nombreux. Plusieurs banques et sociétés françaises et étrangères, dont Paribas, Axa, Société Générale, l’allemand Allianz, le japonais Nippon Life ou l’industriel français François Pinault, ont déjà fait part de leur...