Le patron de Netscape, James Barksdale, a accusé Microsoft de lui avoir chaudement recommandé en juin 1995 de rester à l’écart du marché des logiciels de navigation sur Internet. À la barre des témoins pour la 5e audience consécutive, le principal témoin du gouvernement a été plus tranchant grâce aux questions de David Boies, avocat du gouvernement américain, alors qu’il avait été malmené quatre jours durant par l’avocat de Microsoft John Warden. Lors de la réunion du 21 juin 1995 entre de hauts responsables des deux entreprises, Microsoft a offert à son rival Netscape de régner sans partage sur un grand nombre de domaines pour peu qu’il abandonne l’élaboration de logiciels de navigation sur Internet qui seraient entrés en concurrence avec le produit identique de Microsoft, a assuré mardi James Barksdale. «Vous restez à l’écart» du marché des logiciels de navigation et «nous serons amis et vous pouvez faire n’importe quelle autre activité», a déclaré James Barksdale en témoignant du marché proposé par Microsoft lors de cette réunion. Avec ce genre de groupe, «vous tendez la main et ils vous prennent le bras», a ajouté la patron de Netscape revigoré par l’approche du terme de son témoignage. La balle est donc revenue dans le camp de l’accusation au procès anti-trust de Microsoft, le groupe de logiciels présidé par Bill Gates qui avait réussi lundi à renverser les accusations pour crier au coup monté. Microsoft avait alors déposé une motion auprès du juge Thomas Penfield Jackson afin que ce dernier sanctionne le gouvernement américain pour avoir retenu volontairement des documents clés pour le procès. La controverse repose sur deux lettres. L’une datée du 22 juin 1995 dans laquelle la division anti-trust du département de la Justice demande des informations à Netscape, fabricant de logiciels de navigation sur Internet. L’autre est la réponse de Netscape, signée par l’avocat de la société Gary Reback et datée du 23 juin 1995. Pour Microsoft, ces deux lettres qui sont datées du lendemain de la fameuse réunion entre les deux groupes témoignent d’un «piège» orchestré par le gouvernement afin d’accuser Bill Gates de volonté monopolistique. Selon le gouvernement, les renseignements demandés à l’époque n’avaient aucun rapport avec la procédure qui amène aujourd’hui Microsoft devant la justice anti-trust. Mardi, le gouvernement a diffusé un enregistrement vidéo du témoignage de Mark Andreessen, co-fondateur de Netscape, qui porte des accusations d’hégémonie contre Microsoft qui voulait «écraser» Netscape. Les dirigeants de Netscape ont refusé l’offre de Microsoft parce qu’ils voulaient concurrencer le groupe de Bill Gates dans des domaines «qui ne nous paraissaient pas importants», a poursuivi James Barksdale.
Le patron de Netscape, James Barksdale, a accusé Microsoft de lui avoir chaudement recommandé en juin 1995 de rester à l’écart du marché des logiciels de navigation sur Internet. À la barre des témoins pour la 5e audience consécutive, le principal témoin du gouvernement a été plus tranchant grâce aux questions de David Boies, avocat du gouvernement américain, alors qu’il avait été malmené quatre jours durant par l’avocat de Microsoft John Warden. Lors de la réunion du 21 juin 1995 entre de hauts responsables des deux entreprises, Microsoft a offert à son rival Netscape de régner sans partage sur un grand nombre de domaines pour peu qu’il abandonne l’élaboration de logiciels de navigation sur Internet qui seraient entrés en concurrence avec le produit identique de Microsoft, a assuré mardi James Barksdale....
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