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Actualités - Chronologie

Préparer les vols du futur

Le prochain vol du vétéran de l’espace John Glenn à bord de la navette Discovery et les expériences sur la vie qu’effectuera l’équipage préparent les missions de longue durée que devront faire à l’avenir les astronautes pour peupler la Lune ou Mars au siècle prochain. Il y a trente-six ans, lors du premier vol en orbite de John Glenn, il s’agissait «d’abord de vérifier si l’on pouvait le faire», a-t-il raconté récemment. Cette fois-ci, les astronautes poursuivront des recherches sur les moyens de coloniser l’espace sans risques pour la santé. Les expériences qui seront menées sur le sommeil, les pertes musculaires et de masse osseuse ou les troubles cardio-vasculaires ont été engagées depuis longtemps, aussi bien chez les Américains que chez les Russes, notamment lors de séjours de plusieurs mois à bord de la station orbitale Mir. Et la mission Discovery est une suite directe de la mission Neurolab qui, au printemps dernier, a permis à un équipage de la navette Columbia d’étudier le système nerveux. Pendant seize jours, les astronautes avaient «exploré son rôle sur le développement et le contrôle des mouvements», selon Chris Platt, de la Fondation nationale des sciences (NSF). Les sept membres d’équipage de Discovery – qui partiront le 29 octobre pour une mission de neuf jours – seront des cobayes se soumettant à toutes sortes de tests, de prélèvements et d’exercices pour tenter de déterminer, par exemple, pourquoi les astronautes en apesanteur perdent chaque jour 1% de leur masse osseuse et comment contrecarrer cette dégradation. L’agence spatiale américaine s’est fixé d’envoyer des hommes vers Mars avant l’année 2020 ou d’implanter une base permanente sur la Lune vers le milieu du siècle prochain. Menu varié Dès l’an prochain, des scientifiques travailleront pendant des mois à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Il sera nécessaire de maintenir en bonne santé ces nouveaux pionniers. Dans ce but, les recherches de la Nasa se portent sur de nombreux domaines, comme la nourriture. Lors du premier vol de Glenn, les astronautes mangeaient une pâte conditionnée dans un tube. Aujourd’hui, dans la navette, ils peuvent choisir un menu varié, y compris des œufs brouillés, des pâtes, un gratin de pommes de terre, du bœuf à la sauce barbecue, un gâteau à la banane. À l’avenir, les astronautes colonisateurs seront par force végétariens. Sur la Lune, ils devront se suffire à eux-mêmes, cultiver leurs champs de pommes de terre, de haricots, de tomates ou de cacahuètes. Les racines tremperont dans une solution nutritive et les plantes seront éclairées par le soleil et des lampes sur Mars, grâce à de la lumière artificielle sur la Lune. À l’Université Cornell (État de New York), des chercheurs tentent de mettre au point des mets équilibrés et savoureux avec ces produits, sachant que les astronautes ne pourront pas emmener de sucre. Quant au sel, souligne la responsable du projet, le Pr Jean Hunter, «la Nasa est devant un dilemme: cela donne du goût mais en consommer trop peut accélérer la perte de masse osseuse, ce qui est déjà un problème dans l’espace. (...) En même temps, si nous n’en mangez pas, les mets ne sont pas nourrissants». La question de l’eau est également étudiée, avec un retraitement des eaux usées ainsi que de l’urine ou de la vapeur en suspension dans l’air. Des équipes de chercheurs s’isolent déjà pendant des mois dans des chambres spécialement aménagées pour récupérer toute trace d’humidité. Plus de 390 hommes et femmes venant de plus de 20 pays ont voyagé dans l’espace depuis le premier vol humain, celui du Soviétique Youri Gagarine le 12 avril 1961. Ils ont tracé une route vers l’avenir que la seconde mission du pionnier Glenn va poursuivre.
Le prochain vol du vétéran de l’espace John Glenn à bord de la navette Discovery et les expériences sur la vie qu’effectuera l’équipage préparent les missions de longue durée que devront faire à l’avenir les astronautes pour peupler la Lune ou Mars au siècle prochain. Il y a trente-six ans, lors du premier vol en orbite de John Glenn, il s’agissait «d’abord de vérifier si l’on pouvait le faire», a-t-il raconté récemment. Cette fois-ci, les astronautes poursuivront des recherches sur les moyens de coloniser l’espace sans risques pour la santé. Les expériences qui seront menées sur le sommeil, les pertes musculaires et de masse osseuse ou les troubles cardio-vasculaires ont été engagées depuis longtemps, aussi bien chez les Américains que chez les Russes, notamment lors de séjours de plusieurs mois à...