Le Vatican réclame des garanties pour les Lieux Saints
le 28 octobre 1998 à 00h00
L’Église catholique a réclamé mardi un «statut spécial internationalement garanti» pour les Lieux saints de Jérusalem, à l’approche de négociations israélo-palestiniennes sur l’avenir de la ville. Dans un communiqué publié au patriarcat latin de Jérusalem, l’Église romaine a appelé Israéliens et Palestiniens à définir avec l’aide de la communauté internationale «un statut final pour la Ville sainte qui tienne compte des préoccupations et espoirs des croyants». L’Église catholique demande «un statut spécial internationalement garanti pour les parties les plus sacrées de Jérusalem», précise le texte publié à l’issue d’un symposium de 48 heures qui a réuni notamment le chef de la diplomatie vaticane, Mgr Jean-Louis Tauran, trois cardinaux et une trentaine d’évêques. Le texte en huit points indique que l’objectif de l’Église est de «parvenir à une paix stable à Jérusalem». Il souligne le caractère «unique» de la ville, siège des trois religions monothéistes, qui devrait être «un symbole universel de fraternité et de paix» et appelle Juifs, Chrétiens et Musulmans à coopérer afin que «Jérusalem soit un lieu de rencontre et de réconciliation» à l’approche de l’an 2000, où sera célébré le 2000e anniversaire de la naissance de Jésus-Christ. Le statut que l’Église appelle de ses vœux devrait «garantir le caractère sacré et l’héritage culturel universel» de la ville et reconnaître les droits de tous les habitants de la ville et des communautés des trois religions, précise le communiqué. Lundi, Mgr Tauran avait ouvert le symposium en réclamant que le Saint-Siège soit associé aux négociations israélo-palestiniennes sur l’avenir de la ville. Il a cependant nuancé ses propos mardi en soulignant que le Vatican n’avait pas à intervenir dans le statut politique de la ville. «Nous demandons que nos droits et considérations soient pris en compte», a-t-il expliqué aux journalistes. Mais «le Saint-Siège ne veut pas intervenir dans la question de savoir si Jérusalem doit être la capitale des Palestiniens ou des Israéliens, qui ressort de négociations bilatérales», a-t-il dit. Les négociations sur le statut final des territoires palestiniens, y compris Jérusalem-est conquise et annexée par Israël en 1967, doivent s’ouvrir début novembre, aux termes de l’accord israélo-palestinien intervenu vendredi dernier au sommet de Wye Plantation. L’intérêt du Vatican pour Jérusalem est motivé notamment par la présence à Jérusalem-est du principal lieu saint chrétien, le Saint-Sépulcre, où selon la tradition Jésus-Christ a été crucifié et enterré avant de ressusciter au troisième jour. Le Vatican et Israël se sont mutuellement reconnus en 1993, ont noué des relations diplomatiques en 1994 et ont signé en 1997 un accord légalisant pour la première fois le statut de l’Église catholique romaine en Terre sainte. Ce dernier accord a irrité les Palestiniens qui l’ont perçu comme une reconnaissance de facto de la souveraineté israélienne sur Jérusalem-est. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-est la capitale de l’État indépendant que M. Arafat a l’intention de proclamer en mai prochain. Le Vatican a récemment ouvert des négociations préliminaires avec les Palestiniens en vue d’un accord similaire, pour officialiser les activités de l’Église catholique dans les territoires palestiniens.
L’Église catholique a réclamé mardi un «statut spécial internationalement garanti» pour les Lieux saints de Jérusalem, à l’approche de négociations israélo-palestiniennes sur l’avenir de la ville. Dans un communiqué publié au patriarcat latin de Jérusalem, l’Église romaine a appelé Israéliens et Palestiniens à définir avec l’aide de la communauté internationale «un statut final pour la Ville sainte qui tienne compte des préoccupations et espoirs des croyants». L’Église catholique demande «un statut spécial internationalement garanti pour les parties les plus sacrées de Jérusalem», précise le texte publié à l’issue d’un symposium de 48 heures qui a réuni notamment le chef de la diplomatie vaticane, Mgr Jean-Louis Tauran, trois cardinaux et une trentaine d’évêques. Le texte en huit points...
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