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Actualités - Reportage

La physionomie des marchés Statu quo à Beyrouth

Le marché des changes de Beyrouth n’a pas bougé, encore hier, pour la neuvième journée ouvrable consécutive, évoluant au gré de l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention en l’état entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 515,00 LL à la vente du dollar, est parvenue à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,50 LL, comme depuis le milieu du mois. Mais compte tenu de la propension du marché à l’offre plutôt qu’à la demande du billet vert, les établissements de crédit ont continué de le négocier au bas de la fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 501,75 et 1 502,25 LL, quoique rarement en dehors d’elle en l’absence d’intérêts particuliers à l’achat, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé 20 millions de dollars, en grande partie achetés par la BDL à 1 502,00 LL. Coup d’arrêt à la hausse du dollar À l’étranger, le dollar est parvenu à préserver une partie de ses gains de la veille face au deutsche mark et des monnaies qui lui sont attachées en Europe au lendemain d’un assouplissement monétaire en Italie qui a relancé les spéculations sur une possible baisse des taux d’intérêt en Allemagne et en France. Bien que l’initiative de la Banque d’Italie de réduire son taux d’escompte la veille de 5,00 à 4,00 % ait été largement anticipée par les marchés, l’ampleur de cet assouplissement monétaire a été interprétée par plusieurs cambistes comme présageant un prochain relâchement monétaire en Allemagne malgré le démenti de ces rumeurs par de hauts responsables de la Bundesbank. Pourtant, la réaction des opérateurs à la hausse du billet vert, qui paraissait exagérée la veille, semble expliquer la tendance observée, hier, à la correction des excès commis dans ce sens, sans pour autant remettre en cause les bonnes dispositions qui étaient à l’origine du redressement du dollar aussi bien contre les monnaies européennes que face au yen et au sterling. En effet, les intervenants ont hésité de pousser davantage la correction de la hausse du dollar en l’absence d’éléments nouveaux et en attendant l’issue des négociations entre le Fonds monétaire international (FMI) et le Brésil pour un soutien international d’environ 30 milliards de dollars à ce pays. Cela d’autant que les marchés restaient pessimistes quant à l’efficacité du plan d’assainissement du secteur bancaire nippon et quant aux perspectives de l’économie britannique après la publication, hier, de l’enquête mensuelle de la Confédération de l’industrie britannique. Eu égard à toutes ces considérations, le dollar s’est négocié à New York, hier, sur un ton résistant, comme suit : – 1,6770 pour un sterling contre 1,6645, la veille. – 1,6535 DM contre 1,6625. – 5,5435 FF contre 5,5755. – 1,3460 FS contre 1,3605. – 1635,35 lires contre 1645,80. – 117,95 yens contre 119,10. Bourse de Beyrouth : marché mixte Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a été partagée hier, entre la hausse des actions de la banque Byblos et la baisse de l’Éternit, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. Pourtant, la hausse de la banque Byblos dans une proportion plus grande que la baisse de l’Éternit a permis à l’indice général LISPI de progresser de 0,03 % à 87,57 points ainsi qu’à l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires de 0,11 % à 193,52 points. Wall Street s’essouffle en fin de journée À Wall Street, le mouvement de hausse matinal s’est essoufflé, hier, en raison de liquidations centrées sur les valeurs vedettes et malgré la publication de résultats financiers meilleurs que prévu par certaines grandes sociétés et les perspectives d’assouplissement monétaire aux États-Unis relancée par la chute de l’indice de confiance des consommateurs américains de 126,40 points le mois dernier à 117,30 points en octobre. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû fluctuer irrégulièrement entre un plus bas à 8 357,59 points et un plus haut à 8 533,14 points, avant d’afficher en préclôture 8 370,16 points, en baisse de 62,05 points sur la veille. Paris : clôture sur une belle hausse La Bourse de Paris a enregistré une belle reprise mardi en clôturant au-dessus des 3 500 points ce qui ne lui était pas arrivé depuis le 17 septembre. Le CAC 40 a terminé mardi en hausse de 2,94 % à 3 550,75 points, soit une progression de 101,27 points par rapport à la veille. Après avoir ouvert en hausse de 1,86 % à 3 513,47 points, l’indice a cassé, vers 10h40 GMT, le cap des 3 520 points, puis il a poursuivi sur sa lancée en passant même le cap des 3 550 points pour atteindre peu de temps avant la clôture un plus haut de 3 560,03 points. Le volume des transactions a également légèrement augmenté par rapport à la veille à 11,6 mds FF contre 7,1 mds FF lundi. Le CAC 40, qui est tombé au plus bas le 8 octobre en clôturant à 2 959,97 points n’a pratiquement pas cessé de remonter progressivement depuis lors. Londres : en forte reprise La Bourse de Londres a clôturé en nette hausse mardi grâce à un regain d’espoir d’une forte baisse des taux d’intérêt britanniques, dont l’effet a été renforcé par une ouverture très positive de Wall Street. L’indice Footsie des cent principales valeurs a clôturé en hausse de 99,7 points à 5 331,2 points, soit 1,9 %. La baisse d’un point des taux d’intérêt italiens lundi a encouragé les investisseurs à parier sur une baisse des taux allemands et des autres taux européens à la suite. Un tel mouvement encouragerait la Banque d’Angleterre à assouplir sa politique monétaire plus rapidement qu’on ne le prévoit actuellement, estiment les opérateurs. L’optimisme en faveur d’une baisse d’un demi-point du taux directeur de la Banque d’Angleterre – et non du quart de point largement anticipé – a été renforcé par la dernière enquête de la Confédération de l’industrie britannique (CBI) qui fait état d’une chute spectaculaire de la confiance des industriels au Royaume-Uni, la plus forte depuis juillet 1980. Selon l’organisation patronale, le total des commandes industrielles a connu sa plus forte baisse depuis juillet 1991 tandis que les commandes à l’exportation ont enregistré leur plus importante chute en volume depuis qu’elles ont commencé à être mesurées en 1977. La CBI a assorti son enquête d’un appel à une baisse d’un demi-point du taux directeur britannique lors de la réunion la semaine prochaine du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre. Francfort : dopée par le dollar Dopée par le dollar, la Bourse de Francfort a gagné 2,25 % mardi, l’indice X-DAX des trente valeurs vedettes échangées au marché électronique XETRA s’établissant à 4 682,7 points contre 4 579,64 points lundi. Le XETRA brasse plus des deux tiers des transactions effectuées en Allemagne et surtout celles des donneurs d’ordre étrangers. Au parquet, où passent plutôt les investisseurs allemands, l’indice DAX des trente valeurs vedettes a terminé à 4 682,45 points contre 4 577,74 points la veille, soit une progression de 2,29 %. Le dollar a donné un sérieux coup de pouce au marché francfortois, dont beaucoup de valeurs sont très exportatrices et donc dépendantes de la devise américaine. À la mi-journée, le billet vert a été fixé à 1,6630 DM contre 1,6493 DM lundi. Certains courtiers se sont dit surpris de la facilité avec laquelle le DAX a enfoncé la barre des 4 600 points. «Maintenant le marché a de l’air pour monter jusqu’à 4 800 voire 5 000 points», a jugé l’un d’eux. Ils sont de plus en plus nombreux à croire que le marché est sorti de la zone des turbulences. Dans un sondage du magazine économique BIZZ à paraître aujourd’hui, 15 grandes banques allemandes ont estimé que le DAX devrait atteindre 5 800 points à la mi 1999. Zurich : fermeté de la cote La Bourse suisse a progressé mardi de 2,02 %, l’indice des valeurs vedettes Swiss Market Index (SMI) prenant 127,50 points à 6 449,80. Le marché suisse a reflété le comportement des places allemande et américaine, selon les courtiers. «Nous avons progressé de 1 % après l’ouverture de Wall Street, et nous observons de très près le marché américain. Si les Américains se maintiennent au niveau des 8 000 (DJIAD), alors le marché suisse ouvrira en hausse demain et le sentiment sera positif», a déclaré un opérateur. Les volumes sont cependant très légers et les cours très volatiles, ce qui n’attire pas vraiment de nouveaux investisseurs, a-t-il ajouté. Tokyo : poursuite de la baisse La Bourse de Tokyo a terminé en baisse mardi pour la troisième séance consécutive, l’indice Nikkei des valeurs vedettes abandonnant 22,78 points, soit 0,2 %, pour finir à 13 820,68 points sur des prises de bénéfices. L’indice élargi Topix a pour sa part perdu 5,76 points à 1 042,98, dans un marché peu actif de 340 millions d’actions échangées, contre 318,6 millions la veille. Les actions ont grimpé en début de séance, tirées par les achats du secteur public, mais ont ensuite reculé sur des prises de bénéfices, selon les opérateurs.
Le marché des changes de Beyrouth n’a pas bougé, encore hier, pour la neuvième journée ouvrable consécutive, évoluant au gré de l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention en l’état entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 515,00 LL à la vente du dollar, est parvenue à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,50 LL, comme depuis le milieu du mois. Mais compte tenu de la propension du marché à l’offre plutôt qu’à la demande du billet vert, les établissements de crédit ont continué de le négocier au bas de la fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 501,75 et 1 502,25 LL, quoique rarement en dehors d’elle en l’absence d’intérêts particuliers à l’achat, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires...